Primetime
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Primetime

par Eric Van Cutsem

Equipe: Lance Oppenheim, Merritt Wever, Robert Pattinson, Skyler Gisondo
Durée : 109′
Genre:
Date de sortie: 07/10/2026

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Long Beach, Californie, 2006. Des caméras partout, cachées attendant un homme qui finalement se présente dans une maison et est reçu par une jeune fille. Il a correspondu en ligne avec elle et il s’invite dans la maison pour un but bien précis…

 

Notre critique:

Inspiré du show Dateline’s to catch a Predator, consacré à la dénonciation des pédophiles en direct à la TV, le film suit Chris Hansen, le présentateur vedette de la série dans son numéro de dénonciateur défenseur de la veuve et de l’orphelin mais surtout dans son rôle de patron bien pensant d’une équipe rodée pour ce type de télé-punition!

Présenté à la Mostra de Venise en 2026, PRIMETIME est le premier film de fiction de Lance Oppenheim après de nombreux courts-métrages et 2 documentaires. Avec son scénariste Ajon Singh (dont c’est le premier scénario), il brosse un portrait plutôt en demi-teinte de Chris Hansen, un portrait surtout qui ne prend jamais parti, sans point de vue réel si ce n’est celui d’opter pour une photo et des couleurs un peu dégoulinantes et surchargées. Ce qui donne un aspect peu engageant à l’imagerie du film même si c’est sans doute un choix délibéré.

Contrairement au film VIGILANTE sur exactement le même sujet (la dénonciation en direct des pédophiles) avec Eddy De Pretto qui est sorti en Belgique le 9 septembre, PRIMETIME ne semble choisir ni le point de vue des victimes, ni celui des agresseurs et ne cherche surtout pas à savoir si cette forme de piège organisé et de dénonciation publique qui contourne la justice a un sens ou non. Au lieu de cela, c’est Chris Hansen qui est au centre du film ainsi que ses petits protégés qui piègent les pédophiles en direct en se faisant passer pour des ados.

On sent donc un film plutôt racoleur sous le vernis dégoulinant, un film qui manque cruellement de dynamique et qui fatigue rapidement le spectateur par un scénario simple et répétitif. Comme si cela ne suffisait pas, Robert Pattinson incarne assez mal le personnage de Chris Hansen, le jouant souvent en retrait comme si il s’excusait d’être ce personnage-là.

Au final, vous l’aurez compris, PRIMETIME reste un premier film et est loin d’être une réussite (il n’a d’ailleurs eu aucune récompense à Venise)! Il ne mérite donc sans doute pas le battage médiatique autour de lui. Et décidément, Robert Pattinson a beaucoup de mal à trouver le rôle qui lui donnera enfin une véritable place dans le cinéma mondial!

 

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