Cinderella Man
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Cinderella Man

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : De L'Ombre à La Lumière

Equipe:
Durée : 147’
Genre: Drame
Date de sortie: 20/09/2005

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

1928. James J. Braddock gagne une fois de plus un de ses combats au Madison Square Garden. Le bouledogue de Bergen, comme on le surnomme, a une femme aimante, Mae, et deux enfants. Ses vingt et une victoires en font le candidat idéal au championnat du monde.
1933. James J. Braddock est ruiné. La crise de 1929 est passée par là. Lui et sa famille vivent dans un logement sordide d'une seule pièce. Il essaye de survivre en trouvant de petits boulots et en s'engageant dans des combats minables.

 

Notre critique:

Si Ron Howard aime bien la fiction (RANSOM, THE CHAMBER) et même la science-fiction (COCOON) ou le merveilleux (SPLASH, WILLOW), il aime aussi beaucoup les histoires vraies (APOLLO 13, A BEAUTIFUL MIND, THE ALAMO) qu’il romance avec, il faut bien le dire, un certain talent qui tient en général son audience sur toute la longueur. C’est en cela que CINDERELLA MAN ne surprendra personne, car cette histoire colle merveilleusement au Ron Howard réalisateur que l’on connaît bien.

A partir d’un casting bien choisi -qui mieux que Russel Crowe peut nous faire croire à ce boxer motivé et combatif, et qui mieux que Renée Zellweger peut crédibiliser son personnage dans cette histoire d’amour sans faille?- et d’une histoire vraie à faire pleurer dans les chaumières et rêver l’Amérique qui croit toujours que tout peut arriver, Cliff Hollingsworth et Akiva Goldsman, les deux scénaristes, tissent la toile d’un mélodrame basée sur une histoire vraie, le tout sur fond d’une dépression monumentale (celle de 1929).

Malheureusement, très vite, au lieu d’accentuer le côté socio-politique qu’ils entament au début, les scénaristes, bien aidés par la mise en scène très classique d’Howard, nous livrent un conte de fées un peu trop propre sur lui… La vie du beau prince boxeur dans son château qui se transforme en celle du vilain petit canard boiteux vivant dans les quartiers miséreux mais toujours supporté par sa merveilleuse princesse devient un peu agaçante, d’autant qu’on le sait, ce genre de conte se termine toujours par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… ». Bon d’accord, là ils en avaient déjà trois, d’enfants, mais c’est tout comme… Et oui, on est d’accord également, le titre du film est CINDERELLA MAN (l’homme cendrillon), mais est-ce une excuse valable?

Bien sûr, il faut reconnaître malgré tout que cet homme qui est l’espoir d’un peuple en pleine déprime et qui va faire renaître le désir de combattre chez tous les gens dans le besoin est une histoire merveilleuse, que l’on aimerait vivre. Donc, au bout du compte, et des 2h24 que durent le film, force est de constater que le contrat est rempli et que un ou plusieurs Oscar pourraient bien être de la partie en 2006…