Titre français : Le Fantôme Du Bengale
Equipe:
Durée : 100′
Genre:
Date de sortie: 22/04/1997
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Le 21ème Fantôme du Bengale – super héros local – doit quitter son terroir natal pour rejoindre New-York pour empêcher un illuminer de dominer le monde.
Notre critique:
Ce genre de films doit faire partie de ce qui est le plus pénible à endurer au cinéma. Ce n’est pas un film, c’est un produit avec écrit dessus: « destiné au moins de 16 ans ».
En dehors du fait qu’il a rapporté plus d’argent qu’il n’en a coûté, il est impossible de trouver l’ombre d’une qualité à ce nouveau film de Simon Wincer, « yes man » hollywoodien d’origine australienne, déjà responsable de chefs-d’oeuvre tels que HARLEY DAVIDSON AND THE MARLBORO MAN ou FREE WILLY (Qui vient de penser: « Oui, mais FREE WILLY c’était pas mal pour les gosses… »?).
Il faut imaginer les réunions de travail pendant la conception d’un film pareil.
« – L’histoire est nulle, fait remarquer un collaborateur consciencieux!
– C’est pas grave, répond la production, les personnages sont sympas et puis on se rattrappera avec les explosions et les cascades.
– L’interprétation est affligeante, constate le même collaborateur!
– C’est pas grave, répond la production, un montage rapide fera passer tout cela sans problème.
– Les scènes d’actions sont mal filmées, s’inquiète le collaborateur!
– C’est pas grave, insiste la production, on rattrapera ça au montage, on te dit!
– Le montage est poussif, déplore le collaborateur de plus en plus inquiet!
– Boah, rétorque la production, avec le bruit des explosions et une musique tonitruante, ça passera, tu verras.
– La bande-son et la musique sont atrocement bruyantes, se plaint le collaborateur!
– Hé, dis, là, toi, s’énerve la production. Tu commences à nous gonfler, hein. Rappelle-toi que ce film est avant tout destiné aux gosses et arrête de nous les hacher menu. »
C’est cet état d’esprit, habile mélange de cynisme et de mercantilisme primaire, qui est profondément crispant dans une réalisation comme THE PHANTOM. Il y en a marre qu’Hollywood considère les gosses comme des poubelles en les gavant impunément de films dont la mongolitude du scénario se dispute constamment au je-m’en-foutisme de la réalisation.
Pour conclure, une question à monsieur Wincer: dites, monsieur Wincer, il y a bien des années de cela, vous nous aviez livré un HARLEQUIN du plus bel effet. Qu’est-ce qui vous est arrivé après? Une méningite? Une trombose? Une rupture d’anévrisme?
