Equipe: Cooper Tomlinson, Curry Barker, Inde Navarrette, Megan Lawless, Michael Johnston
Durée : 108′
Genre: Film d’horreur
Date de sortie: 13/05/2026
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Un jeune homme fait sa déclaration à une jeune femme, Nikki, dans un coffee shop. En fait, il est avec son copain Ian et il s’entraîne à faire sa déclaration devant une serveuse…
Notre critique:
Présenté en film de clôture au 44e BIFFF, le premier long métrage de Curry Barker -il avait fait plusieurs courts et un moyen métrage avant- est une belle claque horrifique avec son lot de twist et de gore.
Histoire simple d’un timide maladif qui ne parvient pas à déclarer son amour à sa collègue de travail et amie de toujours. Il ne sait ni comment s’y prendre ni comment ne pas la perdre en lui déclarant sa flamme. Cela aurait pu donner une romance gnangnan mais sous la plume de Curry Baker, les personnages prennent corps et deviennent le centre d’un drame horrifique avec une bonne dose d’humour particulièrement noir et méchant.
OBSESSION bénéficie en effet d’un scénario malin qui joue avec les nerfs du spectateur en glissant un élément fantastique qui va faire déraper cette romance pathétique dans une dimension horrifique. Sa mise en scène joue parfaitement avec les ombres et les lumières, avec les sons et avec des effets gore parfaitement maîtrisés (Barker aurait coupé certains effets pour avoir un classement R).
Mais il y a en plus une fameuse cerise sur le gâteau en la personne de Inde Navarrette. C’est LA révélation du film! Elle porte haut la main son rôle de Nikki à la personnalité en lutte contre sa possession et son obsession. Passant du rire aux larmes, de la douceur à la violence, elle fournit une prestation incroyable, une démonstration de son talent alors qu’elle n’a que quelques rôles dans des séries, des courts et un long métrage. A 25 ans, cette jeune actrice américaine mérite d’être remarquée…
Vous l’aurez compris OBSESSION fait partie de cette nouvelle vague de film d’horreur avec les GET OUT, les WEAPONS, les HEREDITARY et bien d’autres encore qui prouvent de manière évidente qu’il ya bien depuis quelques années un renouveau de ce cinéma de genre tant en vogue dans les années 70 et 80.
