A+ Pollux
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A+ Pollux

par Sylvie Jacquy
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 90′
Genre:
Date de sortie: 01/07/2003

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Pollux est la femme de sa vie.
Alors, quand elle s’en va subitement, sans laisser de trace, ça fait mal.
Même s’il ne la connaît que depuis un quart d’heure.
Pour retrouver cette Pollux, Halvard se raccroche au grand principe de l’existence qui dit que « les gens importants, on les croise toujours deux fois ».
Têtu comme une mouche, il va foncer tête baissée contre la grande vitre de la vie.

 

Notre critique:

Je sais bien qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée! Mais il faut bien avouer que voir débarquer un petit film français sur nos écrans en ce début de période estivale alors que ce dernier est sorti il y a près d’un an déjà de l’autre côté de la frontière et ce dans le plus strict anonymat ou presque… Méfiance, méfiance. La présence et le succès récent de notre charmante compatriote Cécile de Francey serait-elle pour quelque chose? Ou chercherait t’on à donner à notre brave public quelques relents de « chouchoumania » avec le regard bleu azur de Gad Elmaleh sur l’affiche? Toujours est-il que tout cela ne flaire pas franchement la bonne surprise inédite de l’été.

Après visionnage de ce cache-cache amoureux dans les rues de Paris, malheureusement il semblerait que les soupçons se confirment. Ancien chef opérateur, Luc Pagès dont c’est le premier film, ne signe certes pas un chef d’oeuvre, mais en plus, a du mal à nous convaincre qu’il est un familier de l’image tant son travail en DV semble pauvre et peu imaginatif. Sa mise en scène peu travaillée et maladroite, ses personnages assez superficiels et bancals, le tout aromatisé par un sirop tragi-comique et des situations abracadabrantes, est particulièrement insipide et creux. Tentant de relever le tout en multipliant les digressions et osant même de patauds intermèdes animaliers pour illustrer le mal d’amour de son personnage masculin, A+ POLLUX n’est rien de plus qu’un gentil petit récit sentimental soluble et mineur.

Malgré le joli minois charmeur d’une Cécile de France toujours attachante (bien que jouant ici les Arlésiennes), cette bluette sans prétention peine à séduire faute d’émotion ou de drôlerie. Les doux rêveurs et les amoureux sur leur petit nuage peuvent sans regrets passer leur chemin et continuer à profiter des beaux jours ensoleillés.