Equipe:
Durée : 93′
Genre: Drame
Date de sortie: 23/05/2006
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Septembre 1960: Indisciplinée, une patrouille de huit scouts, âgés de 12 à 16 ans, est envoyée en randonnée pendant trois jours escalader le massif du Brévent à titre punitif: 2 500 mètres daltitude! Dans leurs sacs à dos, leur inexpérience, leur insouciance, leurs différences, leurs histoires de filles, la lettre dun frère militaire en Algérie… La montagne, splendide, dévoile sa face sournoise et la patrouille des Aigles va se retrouver dans une situation de danger extrême…
La tension grimpe rapidement entre ces huit garçons que tout oppose: caractères, origines sociales, perspectives davenir. Bientôt perdus dans des gorges abruptes, les Aigles sont confrontés au froid, à la faim qui les tenaille autant quà la peur qui les gagne… A la recherche dune issue, le groupe se divise, et lun deux disparaît dans leau glacée dun torrent… Les secours enfin déclenchés, une course contre la montre sengage pour tenter de sauver les garçons prisonniers de limmense piège qui sest refermé sur eux…
Notre critique:
Profitant sans aucun doute de l’engouement du public pour les films ayant pour sujet des enfants (comme LES CHORISTES), LES AIGUILLES ROUGES aborde donc les rapports entre ados au travers d’un voyage initiatique. Avec une excellente interprétation des jeunes acteurs et de bons dialogues, le film décrit assez bien les angoisses de ces jeunes gens, la montagne servant ici de révélateur.
Jouant aussi sur la toile de fond politique, Jean-Francois Davy, qui, chose piquante, a été réalisateur de nombreux films érotiques et pornographiques dans les années 70, réussit à 61 ans le pari de mettre en scène en lieu clos (la montagne) ces jeunes qui forment une mini-société en devenir. Agressivité, peurs, politique, premiers émois, tous les sujets ou presque sont abordés sur fond d’une musique très présente qui rythme l’ensemble.
Mais la mise en scène globale n’est vraiment pas à la hauteur et on sent qu’il manque au film une caméra qui se fait oublier pour laisser la place à une narration moins hachée qui donnerait plus de potentiel aux rapports humains.
