Resident Evil : Apocalypse
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Resident Evil : Apocalypse

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 93’
Genre:
Date de sortie: 05/10/2004

Cotation:

2/ 6

Si vous avez manqué le début:

Alice a survécu au cauchemar qui a dévasté le complexe scientifique ultrasecret "La Ruche", mais elle n'est pas la seule à en être ressortie... Un virus mortel s'est abattu sur la ville de Racoon et rien ne semble pouvoir lui échapper. Avec un groupe de survivants, Alice, dont le métabolisme a mystérieusement été modifié, doit affronter le pire...

 

Notre critique:

Quoi de plus banal après le succès d’un premier opus que de donner suite à une franchise? Ben rien! Donc, le réalisateur de RESIDENT EVIL, Paul W. S. Anderson, nous a vite torché le scénar d’un actionner de base se calquant sur la trame du jeu originel. La réalisation, quant à elle, est tombée dans les mains d’Alexander Witt, fameux réalisateur de seconde équipe sur quelques blockbusters estivaux.
La flingueuse de chair morte, elle, ne change pas de visage (Milla Jovovich) mais on lui a coltiné deux alter ego sortis du video game (Valentine et Olivera) pour l’aider dans le dégommage de masse. Voilà, les ingrédients de ce RESIDENT EVIL : APOCALYPSE… Euh oui, voilà, voilà… voilà…

Bon ben, hum hum, pouf-pouf. Un, deux, trois… RESIDENT EVIL : APOCALYPSE est assez mauvais, on dirait même assez… très mauvais !

Tout d’abord si le premier opus prenait place avant l’action du jeu vidéo, on est ici en plein dedans. Donc exit, l’imagination… Tout est pompé du jeu.
Par un habile tour de passe-passe, le scénario s’écarte tout d’abord de la fin du précédent ouvrage afin de mieux accueillir les spectateurs novices pour finir par retrouver (se boucler avec) les dernières images d’une Alice perdue in zombiland (slurp, slurp!!).
Certes, il en résulte un chouette travail sur l’ambiance, mais aussi quelques intempestifs bâillements à la découverte des monstres que les sulfateurs de zombis pixellisés connaissent sur le bout de leur joystick. Force est de constater que le jeu est nettement plus saignant que ce truc.
Seul le regard éclairé (attention je n’ai pas dis demeuré, même si…) de Milla Jovovich muni d’un arsenal de guerre a de quoi allumer quelques ados prépubères en mal de poupée Barbie; le tout est filmé à la pioche par un réalisateur plus à l’aise dans les plans de coupe que dans la réalisation de séquence. Le montage, lui, est assuré par un clarkiste du port d’Anvers. V’voyez le tableau !

Il n’y a donc pas grand-chose à sauver dans ce shoot-them-up grand public où les zombis ne font même pas peur! Un comble, non?

RESIDENT EVIL: APOCALYPSE pue la franchise qui n’a pas de poil sous les bras ni quoique ce soit dans le ciboulot. Baston pornawa’k et scénar abscon. Tiens on se croirait dans un Luc Besson. Ouais, mais ça s’est sûr, c’est dû à la présence de Milla!