Disclosure Day
Accueil CritiquesDisclosure Day

Disclosure Day

par Eric Van Cutsem

Cotation:

4.5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Lors d’un match de catch, un spectateur avec un sac à dos se fait apostropher par un gars sur le siège derrière lui tandis que l’homme à côté lui pointe un revolver sur sa hanche…

 

Notre critique:

Steven Spielberg le répète depuis des années à qui veut l’entendre: il croit aux extra-terrestres. Discours de promotion de films ou sentiment profond de croyance, il n’en demeure pas moins que Spielberg, c’est RENCONTRES DU 3e TYPE, E.T. ou LA GUERRE DES MONDES et maintenant DISCLOSURE DAY.

La particularité de ce dernier film est de sortir au moment même où l’administration Trump lance depuis le 8 mai 2026 la publication de dossiers gouvernementaux déclassifiés concernant les OVNIs (ou UAP — Unidentified Anomalous Phenomena), via un système baptisé PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters). Bien sûr, aucun des documents déclassifiés ne confirme l’existence des extra-terrestres mais c’est une bonne base pour le film de Spielberg qui mentionne à plusieurs reprises que cela fait près de 80 ans que des informations sont cachées au grand public.

Comme tout bon raconteur d’histoires, Steven Spielberg se sert d’une part de la réalité pour construire la fiction, la fable ou bien le conte qui aura le maximum d’impact sur le spectateur. Et pour DISCLOSURE DAY, il nous embarque dans une histoire de firme privée, la Wardex, que le gouvernement US aurait chargé de cacher des secrets touchant les ovnis. Mais voilà, un lanceur d’alerte serait parti avec quelques vidéos qui risque de faire beaucoup de bruit si il les révèle au grand jour.
Vous l’aurez compris, la course poursuite est lancée et ne s’arrêtera qu’à la fin du film.

Chez Spielberg, le talent de conteur passe principalement par un talent de mise en scène qui déroule les images avec une fluidité rare sacrifiant parfois la véracité (à l’intérieur de la suspension volontaire de l’incrédulité) sur l’autel de la lisibilité. Cela arrive quelque fois dans DISCLOSURE DAY, notamment lors de l’épisode de la ferme, mais, à nouveau le divertissement l’emporte et le spectateur n’y verra le plus souvent que du feu.

Côté personnages, Steven Spielberg donne suffisamment de densité à ces derniers pour que l’on s’y attache ou qu’on les déteste cordialement. Et avec des interprètes comme Colin Firth (LE DISCOURS D’UN ROI, BRIDGET JONES: FOLLE DE LUI), dans le rôle du (pas trop) méchant de service et le couple Emily Blunt (THE FALL GUY, OPPENHEIMER), Josh O’Connor (CHALLENGERS, ONLY YOU) qui fonctionne bien, sans pour autant être des stars, le film devrait cartonner!

 

Ces articles pourraient vous intéresser