Evil Dead Burn
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Evil Dead Burn

par Eric Van Cutsem

Equipe: Florent Bernard, Hunter Doohan, Souheila Yacoub, Sébastien Vanicek, Tandi Wright
Durée : 120′
Genre: Film d’horreur
Date de sortie: 08/07/2026

Cotation:

3.5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

En lisant le Necronomicon, certains ont libéré des démons anciens. D’autres pourraient en souffrir…

 

Notre critique:

Pour ceux qui en 81 étaient au Grand Rex au Festival du Fantastique de Paris avec un Sam Raimi sur scène empêché de répondre aux questions par une foule en délire de plus de 2000 personnes, il n’y aura jamais qu’un seul EVIL DEAD, ce film de 85 minutes dont 81 d’horreur pure sans répit.

Depuis cette époque, Sam Raimi himself a filmé deux suites EVIL DEAD 2 (1987) et L’ARMEE DES TENEBRES: EVIL DEAD III (1992) avec des réussites diverses (Evil Dead III n’était pas vraiment à la hauteur) et a démarré une franchise qu’il accompagne en tant que producteur au travers de sa maison de production Ghost House Pictures créée avec Robert Tapert en 2002.

Si le remake d’Evil Dead (EVIL DEAD en 2013) était le premier de cette franchise avec clairement une filiation forte avec son ancêtre, on a eu depuis EVIL DEAD RISE qui s’éloignait de l’original par le lieu choisi (une ancienne banque reconvertie en immeuble à appartements) et par une structure faussement alambiquée.

Et nous voici donc avec EVIL DEAD BURN qui remet le couvert avec Alice qui vient d’enterrer son mari et se retrouve avec sa belle famille dans une maison isolée. La suite est facile à imaginer: possession, meurtres et gore à foison. On en attend pas moins d’un Evil Dead.

Toutefois, avec ce nouvel opus dirigé par le français Sébastien Vanicek (VERMINES), la photographie devient soignée, les transitions et les placements de caméra recherchés et les effets gore sophistiqués. On est loin du premier Evil Dead où bricolage et moyens modestes obligeaient à une inventivité de tous les instants. Ce que l’on gagne en professionnalisme, on le perd en spontanéité, faisant de cet EVIL DEAD BURN un film gore moins jouissif que son ancêtre, avec de temps à autre des petits ratages esthétiques.

Coté scénario, Il est assez révélateur de notre époque que les scénaristes, Florent Bernard et Sébastien Vanicek, ont choisi une héroïne battue par son mari décédé, mettant ainsi en avant un phénomène de société très préoccupant de ces dernières années et proposant de ce fait une réflexion sur le sujet dans un film qui ne lésine pas sur la violence et les effets gore. Pas certain que le message passe dans ces conditions.

Au final, ce EVIL DEAD BURN est de bonne facture, mais n’amène pas vraiment un renouveau à la franchise, se contentant avant tout de se glisser dans un moule tout en lui donnant les moyens techniques modernes et appropriés pour soutenir ses ambitions de film gore. On restera donc curieux de voir ce que le futur EVIL DEAD WRATH, prévu en 2028, pourra apporter de renouveau dans cette série.

 

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