Equipe:
Durée : 102′
Genre: Drame fantastique
Date de sortie: 01/11/2005
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Irak 1991. La guerre du Golfe fait rage. Jack Starks est touché à la tête et devient amnésique. 12 mois plus tard, il se retrouve dans son Vermont natal. Embarqué malgré lui dans l’assassinat d’un policier, il est déclaré irresponsable vu son état mental et enfermé dans une institution psychiatrique. Et là commence sa deuxième vie en enfer…
Notre critique:
Que voilà un film qu’il est étrange!
Empruntant à droite -on se croirait parfois dans VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU-, pillant à gauche -l’idée n’est pas sans rappeler JACOB’S LADDER-, THE JACKET est un film bien sûr fantastique, étrange mais aussi presque expérimental dans son propos. Il ne s’embarrasse heureusement pas d’explications pseudo-scientifiques et s’enfonce inexorablement dans un univers glauque dont Jack est le centre… Il revit dans son caisson un passé qui lui fait défaut sous forme de flashbacks. De ce présent en forme de futur pour le Jack du passé naîtra peut-être la vérité qui l’aidera à comprendre qui il est réellement.
Si le montage en forme de flashs traduit bien la perception déformée de Jack et si la mise en scène s’aventure sur des pistes jouant elles aussi sur la perception du spectateur, le récit lui se cherche trop. Mélangeant histoire d’amour, thriller, fantastique et psycho-drame, l’histoire se perd dans un écheveau de sous-récits et déforce ainsi la partie fantastique.
Adrien Brody (THE PIANIST et bientôt dans le KING KONG de Peter Jackson) joue une nouvelle fois un rôle de victime, cela risque de lui coller à la peau… Quant à Keira Knightley, avec ses cinq films qui sortent en 2005 (dont DOMINO de Tony Scott qui sera bientôt sur nos écrans), elle n’éclate pas vraiment à l’écran dans ce rôle mais prouve qu’elle est une actrice demandée qui devrait bientôt trouver le rôle titre qui démontrera son talent. Les seconds rôles, Jennifer Jason Leigh en tête, sont intéressants mais ne viennent vraiment soutenir que les sous-récits sans renforcer la trame principale…
