Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street
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Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Sweeney Todd: Le Diabolique Barbier de Fleet Street

Equipe :
Durée : 116‘
Genre : Film policier
Date de sortie : 12/02/2008

Cotation :

0 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l'informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.

 

Notre critique:

SWEENEY TODD risque fortement de décontenancer les fans du sieur Burton. Son adaptation de la comédie musicale à succès se veut fidèle à l’original. Traduction: pas moyen d’échapper aux très nombreux intermèdes musicaux, même si ce sont Johnny Depp et Helena Bonham Carter qui poussent la chansonnette avec brio et délectation. Cette impression de vivre un grand moment de flottement ne s’estompera qu’en se plongeant à bras-le-corps dans l’histoire. Sinon, c’est le décrochage assuré.

Car c’est là que le bas blesse: le rythme, pardon, le tempo du film est volontairement déforcé par les chansons qui, sans être mauvaises ou inutiles, n’entraînent pas nécessairement l’admiration. Par ailleurs, l’acolyte de toujours, Danny Elfman, n’a composé aucune note dans cet opus. En définitive, seules les paroles drôles et sarcastiques tirent leurs épingles du jeu, ce qui est un peu mince.

De là à affirmer que SWEENEY TODD en pâtit et qu’il est un beau ratage, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons absolument pas allégrement.

Visuellement, le film lorgne vers la perfection: l’épais brouillard londonien parsème les ruelles sombres et décrépies, donnant une impression délicieuse de remonter le temps. Sans oublier les décors et toujours ce sens de la mélancolie dramatique qui imprègne lourdement ou symboliquement chaque scène. Les prestations de Johnny Depp, d’Helena Bonham Carter et d’Alan Rickman sont impeccables: contrairement à leurs habitudes, ils se la surjouent et l’on sent qu’ils ont été excités par les règles de jeu d’une comédie musicale.

Enfin, si Tim Burton prend le temps de narrer l’histoire et de nous conter fleurette, c’est pour mieux assouvir son côté obscur: le final, grandiose par ses aspects on ne peut plus sanguinolents et violents, est un vrai petit bijou. Johnny Depp y excelle dans sa folie meurtrière et l’on se prend à regretter qu’il nous offre ce spectacle diabolique qu’à la toute fin.