L'Empire Des Loups
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L’Empire Des Loups

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : L'Empire Des Loups

Equipe:
Durée : 128’
Genre: Drame policier
Date de sortie: 19/04/2005

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Dans une base militaire, Anna subit une série de tests neurologiques. Elle semble perdre certains pans de sa mémoire et ne parvient plus à reconnaître son mari sur une photo... Et ses souvenirs continuent à s'effriter peu à peu. Pendant ce temps, un tueur en série continue son carnage...

 

Notre critique:

Deuxième adaptation (avant la 3e pour LE CONCILE DE PIERRE) d’un roman de Jean-Christophe Grangé après LES RIVIERES POURPRES, cet EMPIRE DES LOUPS ressemble inévitablement à son grand frère, tant par l’atmosphère que par le récit. Avec son tueur « ordonné » et son ancien flic nommé « chiffre » (Jean-Louis Schiffer, prononcer Louis Cifer), ce nouveau film a tout pour plaire aux amateurs de ce genre de thriller angoissant. Et l’on retrouve bien sûr les deux histoires parallèles comme les affectionne Grangé dans ses bouquins…

Malheureusement, L’EMPIRE DES LOUPS n’a pas la mise en scène à la hauteur de ses prétentions: il ne déroge pas à la sacro-sainte règle de la plupart des films modernes où la caméra est collée contre les personnages, les objets et où les plans larges sont aussi rares que les cheveux sur la tête de notre Monsieur Niouze bien aimé. Mais l’histoire elle-même est loin d’être aussi ciselée que dans LES RIVIERES POURPRES et beaucoup trop de hasards émaillent celle-ci rendant peu crédible la trame et tuant aussi souvent la vraisemblance que les protagonistes. Et le feu d’artifice (presque) final avec un déboulonnage total ne fait qu’ajouter à l’impression de dérapage du récit dans tous les sens.

Si Arly Jover, l’interprète d’Anna, ne semble pas aussi à l’aise dans le larmoyant-sentimental que dans les scènes d’action purement physiques, Jean Reno compose quant à lui un personnage très différent de ce qu’il fait d’habitude, un personnage limite, au bord de la folie nageant dans l’illégalité comme dans un bon bain chaud, qui porte à lui seul quelques bons moments du film…