Le Dernier gang
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Le Dernier gang

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe :
Durée : 125‘
Genre : Film policier
Date de sortie : 30/10/2007

Cotation :

4 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Des petits larcins sur les bancs de Belleville aux braquages surmédiatisés des plus grandes banques parisiennes, l'ascension spectaculaire de Simon et de sa bande. Capables de vider une série de coffres sous le nez d'une police désorientée par l'audace tranquille affichée par le groupe, les inséparables sauront-t-ils longtemps éviter les effusions de sang, supporter l'ennui des cavales sous les Tropiques et mener de front vie amoureuse et jeu de cache-cache avec la police ? D'autant qu'il leur faut compter avec Milan, un flic acharné à les faire tomber depuis leurs premiers coups dans le quartier. Obsédé par la bande de Simon, Milan a fait de la capture de ce dernier l'unique but de sa vie.

 

Notre critique:

Considéré par la population comme des gangsters sympathiques et gauchistes, le gang des postiches a opéré à Paris entre 1981 et 1986… Cependant ce n’est pas leur seul sympathie qu’il faut retenir de ce gang, mais bien le fait que ces braqueurs étaient hautement organisés et avaient mis au point une tactique de vol de coffres particulièrement au point, impliquant plusieurs équipes et l’attaque de plusieurs lieux le même jour.

Pour Ariel Zeitoun, plus connu comme producteur (3 AMIS, BANDIDAS, BLUEBERRY) que comme réalisateur (XXL, YAMAKASI), c’est surtout l’occasion de brosser un portrait de jeunes gauchistes braqueurs mais pas bien méchants face à une police prête à tout pour ramener le "gibier". En adaptant librement l’histoire de ces truands, Zeitoun a donc choisi la voie de la romance et de la séduction en jouant notamment sur un casting qui pouvait faire passer l’idée à tous les coups.

 

Vincent Elbaz oue donc Simon, un mauvais garçon au grand coeur, un enfant désobéissant, véritable chien fou, un rôle qui -on s’en doutait- lui convient comme un gant! Tout le capital sympathie du film repose quasi sur ses épaules reléguant les autres rôles à des faire-valoir, à l’exception de Sami Bouajila (INDIGENES) en copain de toujours et de Gilles Lellouche (NE LE DIS A PERSONNE) en flic teigneux et têtu…

Il ne faudra donc pas chercher la vision historique dans LE DERNIER GANG mais plus le film genre cape et épée où les mauvais ne sont pas toujours ceux que l’on croit et où l’amour passion est souvent au détour d’un braquage.