La tête en friche
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La tête en friche

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe :
Durée : 102’
Genre : Drame
Date de sortie : 22/06/2010

Cotation :

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté " en friche ". 
Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte, une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire. 
Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons. 
Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d'amour " petit-filial ", et un véritable échange...

 

Notre critique:

Après quelques dizaine de minutes, LA TETE EN FRICHE fait très vite penser, surtout à cause de son personnage principal analphabète, à une sorte de FORREST GUMP à la française. Mis en scène par Jean Becker (L’ETE MEURTRIER), le film, au-delà de cette similitude, s’écarte très vite de cette piste toute tracée par son grand-frère américain.
Le récit s’attache ainsi très rapidement à la tendre amitié qui naît entre Germain et la vieille Marguerite qui lui fait découvrir le plaisir de la lecture, et s’attarde aussi sur la façon dont la connaissance peut aussi être source de douleurs et pas forcément de plaisirs…
La chronique d’un village qui sous tend l’histoire rappelle bien sûr L’ETE MEURTRIER comme la qualité du casting sans faute de goût. Gisèle Casadesus dans le rôle de Marguerite tient merveilleusement la distance face à un Gérard Depardieu dans un personnage assez inhabituel pour lui mais qui réussit à camper ce personnage de chien battu aux yeux de cocker… On notera aussi au passage la présence del chanteuse Maurane en crédible tenancière de bar.
L’ensemble du film fonctionne plutôt bien même si peu de surprises viennent émailler le récit et si la fin arrive évidente, elle n’en sert pas moins parfaitement une fable moderne sur l’analphabétisme et la dure réalité de la connaissance…