Equipe:
Durée : 107′
Genre: Comédie
Date de sortie: 26/04/2005
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Après avoir vu trois fois dans une journée la même personne inconnue, Albert Marowsky se décide à consulter une détective existentielle, Vivian Jaffe. Celle-ci espionne la vie de ses clients pour en déterminer la réalité du quotidien…
Notre critique:
Dès les premières minutes du film, c’est le côté complètement surréaliste qui assaille le spectateur, puis l’histoire devient rapidement sans queue ni tête et l’on se perd dans cette fable psychanalytique matinée d’alter-mondialisme. Les ‘Huckabees’, chaîne de magasins, face à la coalition des ‘open spaces’, défenseurs de la nature, sont le prétexte à un délire absolu et à une série de dérapages tous plus tristounets les uns que les autres… Et Isabelle Huppert recouverte de boue n’est pas sans rappeler une certaine Carole Laure dans son bain de chocolat en 1974 dans SWEET MOVIE, le mauvais goût étant le seul point commun de ces deux films.
« Démanteler la réalité pour voir la grande image » est le but des détectives de l’existentiel et c’est probablement la ligne directrice des scénaristes qui démantèlent surtout l’ensemble du récit et poussent les spectateurs masculins à se perdre souvent dans le décolleté de Naomi Watts pour passer le temps! Car hélas n’est pas Charlie Kaufman qui veut et I HEART HUCKABEES est très loin derrière un BEING JOHN MALKOVICH par exemple…
Tous les interprètes, depuis Dustin Hofmann jusqu’à Lily Tomlin, semblent ramer un maximum pour assurer la crédibilité de leurs personnages et de leur texte. Seul Jude Law, en cadre dynamique, et Mark Wahlberg, en pourfendeur de l’administration Bush, tirent leur épingle du jeu mais cela ne sauve certes pas un film que l’on évitera sans regrets…
