Hostage
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Hostage

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe :
Durée : 113‘
Genre : Film policier
Date de sortie : 19/04/2005

Cotation :

0 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Los Angeles. Joe tient en otage Sean et sa mère. Jeff, un négociateur, tente de discuter avec le preneur d'otage. Hélas, la négociation tourne court et se termine dans un bain de sang. Un an plus tard, Jeff est devenu chef de police de Bristo Camino, une petite ville de Californie. Il tente d'oublier son lourd passé et de faire profil bas. Jusqu'au jour...

 

Notre critique:

Si au début du film, le spectateur se trouve face à un Bruce Willis méconnaissable, à la barbe et aux cheveux gras, looser au bord des larmes, ces stigmates seront hélas vite effacés au profit du look habituel et du personnage plus carré directement issu de la série des DIE HARD…

Basée sur un roman de Robert Crais, la trame du film est excessivement classique: l’histoire du flic qui a subi un traumatisme dans le passé et qui se retrouve face au même genre de problème a fait depuis longtemps les choux gras d’un cinéma de série B ne s’embarrassant pas de fioritures scénaristiques. Brutalités, violences physiques et morales alliées à une bonne dose de caricatures pour assurer un maximum d’empathie avec le spectateur, voilà la recette du film coup de poing façon Hollywood. Très efficace mais toujours très limite au niveau de la vraisemblance, HOSTAGE nous inonde d’un monde où les bons et les méchants sont tous rendus très forts, trop forts par une mécanique de scénario trop bien huilée. Le scénariste Doug Richardson, déjà auteur (oh, comme c’est bizarre) de DIE HARD 2 et bientôt de DIE HARD 4 (si, si…), parvient même à nous caser un happy end final comme il se doit… et y va de son petit clin d’oeil à la fameuse série en mettant à l’intérieur de la maison qu’occupe les preneurs d’otage un gamin qui leur échappe, sorte de copie miniaturisée du Bruce Willis de la grande époque des DIE HARD.

Bon, bien sûr, il n’y en encore qui vont dire qu’ils ne vont pas au cinéma pour réfléchir mais pour être divertis, est-ce une raison pour se faire lobotomiser?