Goya’s Ghosts

Goya's Ghosts

 

A 75 ans, Milos Forman, à qui l’on doit d’immortels succès comme HAIR, AMADEUS ou encore VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU, nous offre donc une sorte de grande fresque historique sur l’Espagne du 18-19e siècle au travers de l’oeuvre et du portrait rapidement brossé du peintre Francisco Goya.

 

 

Malheureusement, Forman ne fait pas que brasser l’histoire à coup de gros pinceaux, il joue aussi, dans GOYA’S GHOSTS avec toutes les gammes du drame et de la comédie, se perdant à la fois dans l’un et dans l’autre et nous laissant, pauvre spectateur, entre deux abîmes sans que l’on sache réellement sur quel pied danser!

 

 

Film sur l’inquisition, film sur la place de l’art et de l’artiste dans l’histoire, film sur les guerres et leurs corollaires, film d’humour et film mélodramatique, GOYA’S GHOST ne convainc hélas vraiment dans aucun domaine. Bien sûr Natalie Portman (V FOR VENDETTA, STAR WARS EPISODE I, II et III) y est formidable dans le double rôle d’Alicia/Inès, s’enlaidissant et sombrant dans la folie, Javier Bardem (MAR ADENTRO), oscillant entre dureté, douceur et cruauté, y est aussi extraordinaire, mais ni l’un ni l’autre ne parviennent à surnager dans ce mélange de genre qui maltraite grande et petite histoire au profit d’un foisonnement qui donne le tournis au bout de ces deux heures de film…

 

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