Derailed

Derailed

Commençant comme une romance adultère 'à la FATAL ATTRACTION', DERAILED prend rapidement des allures de thriller mâtiné de drame pour terminer sa dernière ligne droite en forme d'arnaque très prévisible.

Ces trois lignes directrices, si elles avaient bien été maîtrisées, auraient pu donner un film intéressant, captivant. Mais il s'éparpille et ce n'est ni le traitement, ni la mise en scène dont l'originalité est très faible, qui parviennent à redresser un récit parti sur une simple idée de dérapage très classique et relativement pauvre (le mari dont la fille est malade et qui se désintéresse de sa vie quotidienne pour tomber dans les bras d'une jolie jeune femme). Il faut dire qu'il est étrange de voir débarquer sur nos écrans un film hollywodien typique réalisé par un suédois dont c'est le premier film américain…

Bon, bien sûr, il y a Vincent Cassel dans un rôle de salopard déjanté comme il semble de plus en plus les affectionner (voir SHEITAN), il y a Jennifer Aniston en beauté certes mais pas vraiment à l'aise dans son rôle et enfin, Clive Owen qu'on sentait aussi plus en forme dans SIN CITY ou dans GOSFORD PARK.

Tout cela mis ensemble ne joue pas en faveur d'un film prévisible de bout en bout et dont le seul vrai 'dérapage' est probablement celui de passer à côté de l'originalité.

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