Constantine
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Constantine

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 125’
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 22/02/2005

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Mexique. Dans les décombres d'un bâtiment, un homme retrouve une lance, la lance du destin et se met en marche vers une destination inconnue... Los Angeles. John Constantine exorcise une jeune fille possédée par un démon soldat d'une façon peu orthodoxe. Pendant ce temps ailleurs, Angela fait d'étranges rêves...

 

Notre critique:

Et hop, encore un personnage de comics né sous la plume d’Alan Moore (FROM HELL, THE LIGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN) et porté à l’écran. Comme d’habitude, la trahison à l’écran est au rendez-vous… Dans la série HELLBLAZER, écrite par une belle brochette de scénaristes après la création de John Constantine par Moore, Constantine est un personnage cynique, désabusé, sans peur, alcoolique et fumeur invétéré. Et pour couronner le tout, ce blondinet décoloré est revenu des morts… Vous l’aurez compris, CONSTANTINE, le film, avec un Keanu Reeves trop propre sur lui en personnage principal est loin du compte.

Mais il est vrai qu’à force de vouloir comparer des choses incomparables comme la BD et le cinéma par exemple, on finit souvent par gâcher son plaisir de cinéphile au profit de celui de bédéphile. Or, il faut bien dire que CONSTANTINE tout seul, sans sa référence au comics, est une bonne série B, avec une construction qui favorise le mystère, une photographie soignée tendance SEVEN et une atmosphère à la OMEN. Son scénario (par Kevin Brodbin, le scénariste de MINDHUNTERS) ne s’embarrasse pas d’explications et nous envoie au travers de la figure la réalité quotidienne de John Constantine, le chasseur de démons, platement et sans fioritures (le dialogue avec l’ange Gabriel par exemple).

Côté effets visuels, on ne s’ennuie pas et les visions d’apocalypse s’enchaînent dans un tourbillon d’images fortes pour tenir le spectateur en haleine. Malheureusement, quelques longueurs dans les dialogues créent des baisses de rythme malvenues qui, ajoutées aux tentatives assez vaines d’humour dans les discussions et les situations, gâchent l’ensemble. Heureusement, la confrontation finale, haute en couleurs, bien dans la ligne du récit, rattrape bien le tout au bon moment.

Ah, une dernière chose: attendez la fin du générique…