Cloverfield

Cloverfield

Produit par le créateur de LOST, J.J. Abrams, CLOVERFIELD commence plutôt lentement pour un film de genre: 25 longues minutes de placement peu intéressant des personnages, le tout au travers d’une caméra subjective décidément fort à la mode ces derniers temps (REC, REDACTED, notamment) et déjà vu par le passé dans le fantastique (THE BLAIR WITCH PROJECT).
Il faut dire que ce type de choix de mise en scène colle bien avec la grande vogue des émissions de télé-réalité et permet un ancrage du spectateur dans un simili-réalisme propre à lui faire vivre le récit à la première personne.

Heureusement, là où la mise en scène se démarque un peu -et du même coup fait penser à IN THE MIST de Stephen King– c’est en ne montrant pas (ou très peu) l’attaquant, le monstre, qui ravage la ville de New York. Ce choix ainsi que la bonne tenue de la mise en scène (qui utilise tout ce que la caméra subjective peut donner) tout au long du film sauve CLOVERFIELD d’un procédé répétitif qui finirait par lasser…

Ecrit et réalisé par des transfuges de la télévision, on ne s’étonnera donc pas des choix effectués tant au niveau scénaristique qu’au niveau réalisation. Quant à l’idée du monstre qui attaque New York, allégorie à peine voilée au drame du 11 septembre, on regrettera qu’elle sente beaucoup trop le choix commercial nécessaire à pousser le public curieux dans les salles plutôt que de reposer sur une vraie réflexion…

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