Equipe:
Durée : 116′
Genre: Drame romantique
Date de sortie: 29/05/2007
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Notre critique:
Ne vous fiez ni à l’affiche, ni au titre, ni à la présence de Justin Timberlake pour vous décidez à aller voir BLACK SNAKE MOAN… Vous auriez tout faux et passeriez probablement à côté d’un film qui en vaut la peine, une sorte d’OVNI improbable écrit et réalisé par Craig Brewer, réalisateur passablement inconnu chez nous et dont c’est seulement le troisième long métrage.
Bien sûr, BLACK SANKE MOAN ne marquera pas l’histoire du cinéma d’une empreinte indélébile, mais cette série B, tout à fait honorable, a le mérite de tenir son sujet de bout en bout, de ne jamais tomber dans le scabreux et de nous servir sur un plateau deux superbes rôles pour deux formidables interprètes.
Remarquable petit bout de femme que l’on a vu dans ADAM’S FAMILY SLEEPY HOLLOW ou dans MONSTER,Christina Ricci se glisse à merveille dans le rôle de cette fille nymphomane, cassée par une enfance brisée qui rencontre un homme fort aux croyances solides mais humaines. Samuel Jackson (PULP FICTION, SHAFT, KILL BILL 2) est cet homme du sud, ce bluesman qui verra en Rae la chance de sa rédemption pour un passé pas toujours brillant.
Ces deux destins qui se rencontrent sans un Sud de croyances et de peurs, dont la souffrance et la douleur sonnent au rythme du blues, c’est toute l’histoire de BLACK SNAKE MOAN, c’est toute l’atmosphère d’une mise en scène chaude et teintée de pointes d’humour qui envahit les corps et les esprits. Le vieux briscard de Lazarus se prendra au jeu du sauvetage de l’âme et du corps de sa protégée nymphomane pour mieux se sauver lui-même…
