Apocalypto

Apocalypto

On en aura beaucoup parlé avant qu'il n'arrive… Difficile à monter financièrement, Mel Gibson faisant la une des journaux pour quelques frasques et mots de trop, sujet d'une dispute légale entre deux distributeurs belges, Mel Gibson imposant le dialogue ancien du Yucatan pour unifier une équipe d'acteurs inconnus ou novices, autant de facteurs qui ont fait de cet APOCALYPTO une légende avant même sa sortie…

Et voici donc le quatrième film en tant que réalisateur de Mel -MAD MAX- Gibson, l'acteur, qui, une fois de plus, surprend par le choix de son sujet, toujours original, et sa propension à chercher le perfectionnisme. En imaginant ce qui aurait pu détruire la civilisation somme toute avancée des Mayas, il se fait l'écho de préoccupations extrêmement modernes sur notre civilisation et sa fin probable. Car finalement, comme de nos jours, c'est l'aptitude des hommes à s'entretuer qui est la plus grande menace de l'homme pour l'homme! La peur de la maladie, de la faiblesse, de la nature chez les Mayas de la grande cité qui les poussent à prouver leur force et à implorer les dieux se retrouve intégralement dans nos sociétés modernes et urbaines.

Comme dans ses films précédents, Mel Gibson ne nous épargne aucune image forte (le cimetière des corps sans têtes, les corps à corps dans le combat, …), la violence physique est permanente et remarquablement mise en scène, sans fioritures, sans effets inutiles et surtout sans embellissements. Le récit évolue graduellement ne quittant jamais sa trame et allant à sa conclusion inéluctable avec une force tranquille qui prend le spectateur aux tripes sans jamais le lâcher. De temps à autres, quelques longueurs (dans la partie consacrée aux sacrifices notamment) et quelques maladresses dans certains effets visuels entachent l'ensemble mais bien vite on se reprend au jeu de cette fable historique, reflet d'un passé qui devrait éclairer la future extinction de l'humanité que beaucoup d'entre nous semblent vouloir ignorer…

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