Alfie

Alfie

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Irrésistible Alfie

Equipe :
Durée : 103’
Genre : Comédie
Date de sortie : 28/12/2004

Cotation :

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Tout est affaire de visage, de nichons et de culs... C'est ainsi qu'Alfie, le londonien, définit son existence New Yorkaise... Simple chauffeur de limousine, sa philosophie se résume en deux mots: le vin et les femmes, beaucoup de femmes. Il faut dire qu'Alfie est un séducteur professionnel...

 

Notre critique:

En affligeant, après une trentaine de minutes, le brillant séducteur d’une impuissance liée à des troubles érectiles, Charles Shyer, réalisateur et scénariste, relance la machine du récit en cassant la superbe du héros aguicheur. Mais est-il vraiment possible qu’un personnage égocentrique comme Alfie puisse jamais apprendre? Il se prendra des tartes dans la figure jusqu’à ce qu’il comprenne la vanité de ses actes et la faiblesse de son mode de vie. Oppressé, il baissera la garde devant la femme la plus expérimentée et se fera prendre à son propre piège. Les femmes lui ont tout donné et il n’a jamais rien rendu en retour mais, comme un chat, il retombera toujours sur ses pattes.

Si Jude Law est une pure merveille dans le rôle d’Alfie en séducteur cynique, superficiel et totalement égocentrique et si les femmes (Susan Sarandon, Marisa Tomeï, Jane Krakowski) qui l’entourent sont toutes plus séduisantes les unes que les autres, est-ce vraiment suffisant pour faire un film, un vrai?

En effet, ce remake du film de 1966 qui lança la carrière d’un autre séducteur, Michael Caine, sent bien trop la pièce de théâtre dont il est originellement issu (Alfie parlant face caméra) et balade le spectateur en une visite guidée de New York plus qu’il ne le fait réfléchir sur les dangers d’une séduction sans lendemain. Car même si certaines réflexions graves viennent étayer un peu le sujet, celui-ci reste très à l’image de la séduction et du flirt: superficiel et souvent prévisible.