La plate-forme No Culture-No Future (www.noculturenofuture.be) est composée de 6 fédérations actives dans le secteur audiovisuel / cinéma qui sont :

  • L’ARRF, l’Association des Réalisateurs et Réalisatrices Francophones
  • l’ASA, l’Association des Scénaristes de l’Audiovisuel
  • Hors champ, la Fédération des métiers du cinéma et de l’audiovisuel
  • Pro Spere, la Fédération des fédérations des créateurs de l’audiovisuel et du cinéma
  • L’Union des Artistes, la Fédération des artistes du spectacle vivant et de l’audiovisuel et du cinéma
  • L’UPFF, l’Union des Producteurs Francophones de Films

Plusieurs autres fédérations nous rejoignent actuellement dont :

  • L’ARPI, l’Association des Réalisateur.trice.s, Producteur.trice.s Indépendant.e.s
  • ArtistsUnited, Support & defense for artists & creatives
  • METAL, Mouvement des Etudiants Travailleurs des Arts en Lutte
  • NO CULTURE, Rassemblement de jeunes travailleur.euse.s du secteur culturel
  • FEAS: Fédération des employeurs des Arts de la scène.
  • UNIE VAN REGISSEURS: Fédération des réalisateurs et réalisatrices néerlandophones.

L’ensemble de ces fédérations professionnelles représentatives lancent ce mardi 19 mai la campagne « IL EST TEMPS DE NOUS ÉCOUTER … ET D’AGIR ! »

Cette campagne s’ouvre avec la diffusion sur les réseaux sociaux, ce mardi 19 mai, d’une vidéo exprimant l’impatience et l’incompréhension de 450 professionnels, artistes créateurs, interprètes, techniciens, en attente d’une réponse politique qui ne vient toujours pas !

Cela fait maintenant déjà plus de 60 jours que toutes nos activités ont été interrompues. 60 jours durant lesquels nos associations tentent quotidiennement d’interpeller les ministres fédéraux, sans succès. Aucun interlocuteur, aucun relais, aucune communication, aucune information ! Nous sommes à peine évoqués au CNS alors que nous sommes le premier secteur fragilisé par la crise, au même titre que le secteur de l’horeca. Les ministres ont pourtant reçu des informations chiffrées concernant tous nos secteurs d’activités. Ils ont depuis plusieurs semaines une photographie documentée des dégâts déjà occasionnés par la crise, et des risques pressentis pour les mois à venir.

Les industries culturelles et créatives constituent le troisième secteur d’activité du pays en nombre d’emplois. Pour sauver cet écosystème aux ramifications complexes et interdépendantes, il faut une stratégie concertée ! Le Fédéral doit prendre ses responsabilités, et des aides efficaces et interconnectées doivent se mettre en place, à tous les niveaux, sur base des demandes que les fédérations professionnelles représentatives de nos différents métiers formulent depuis de longues semaines.

A tous les gouvernements de ce pays, et les nombreux.ses ministres de ces gouvernements qui ont des (morceaux de) compétences en matière de culture :

IL EST MAINTENANT GRAND TEMPS DE NOUS ÉCOUTER …

ET D’AGIR !
Par la mise en place d’une concertation directe entre les Fédérations professionnelles et le Fédéral
Par la création d’un fonds d’urgence fédéral dédié aux artistes et aux techniciens, techniciennes, travailleurs et travailleuses des arts, avec ou sans « statut » de l’artiste, avec ou sans droits passerelles, avec ou sans droit au chômage temporaire de crise Covid-19 ;
Par un accord ferme et définitif sur une année blanche au-delà de la période de crise pour pouvoir justifier de nos droits pour l’obtention ou le renouvellement du « statut » dit de l’artiste;
En accordant le chômage temporaire pour tous les artistes et les techniciens ayant des contrats annulés ou reportés, planifiés au minima sur l’année 2020, mais aussi en s’engageant sur un accès des entreprises culturelles au chômage temporaire pour leurs employés jusqu’à la reprise effective des activités de nos secteurs ;
En offrant, sans plus attendre, des perspectives cohérentes de déconfinement pour nos activités artistique et créatives, tenant compte à la fois de mesures sanitaires communes à respecter, mais aussi des nombreux cas de figure différenciés, pour lesquels les protocoles doivent pouvoir être adaptés.
En mettant en place un fonds de garantie public destiné à assurer le risque COVID sur les productions culturelles nécessitant une assurance.

Parmi les visages de la vidéo, vous reconnaîtrez notamment François Damiens, Jaco Van Dormael, Déborah François, Pablo Andres, Olivier Gourmet, Anne Coesens, Claude Semal, Lubna Azabal, Vincent Patar et Stéphane Aubier, Olivier Masset-Depasse, Angelo Bison, Erika Sainte, Fabrizio Rongione, Yannick et Jérémie Renier, Stephan Streker, Thomas Ancora, Stéfan Liberski, Kody, Jean-Jacques Rausin, Pauline Etienne, Charlie Dupont, Thomas Gunzig, Guillaume Senez, Catherine Salée, Stéphanie Van Vyve, Tania Garbarski, Fabrice du Welz, Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich, Joachim Lafosse, Jonathan Zaccai, Mourade Zeguendi, Abel et Gordon, … mais également beaucoup de visages moins connus qui représentent tous les métiers du secteur, 450 professionnels en tout.

Communiqué de presse: The PR Factory

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