Le jour J, ce n’est pas n’importe quel jour dans les 12 jours du festival. C’est une journée de préparation, une journée intense qui présume de ce que sera la suite (en fonction du degré -ou de l’absence- d’organisation). Mais c’est aussi…

… une journée fébrile, pas moins de 11000 pas depuis 9h30 du matin (enfin j’ai fait mon quota de 10000 pas, merci Cannes) pour aller chercher son accréditation, subir quelques fouilles (vigie-pirate oblige), très polies, faire un rapide tour du marché pour y glaner peut-être quelques invitations, se nourrir sur le pouce et écrire quelques textes au passage (TODOS LO SABEN en ouverture et NOS BATAILLES pour la semaine de la critique qui avaient tous les deux été vus à Bruxelles avant de venir) et se faire une petite vision de presse à l’Olympia (DEMI-SOEURS).

Marché Cannes 2018

un petit tour au marché

… une journée pleine d’informations, d’e-mails en tout genre, entre la pétition (www.change.org/p/abolish-the-caste-system-at-cannes-film-festival) contre la ségrégation et le système de caste des badges presse (il y a des couleurs associée à chaque badge -jaune, bleue, rose, rose à pastille jaune- et selon votre couleur vous aurez plus ou moins de chance d’avoir accès aux films projetés vu les plus de 4000 journalistes accrédités), l’engagement du Festival contre le harcèlement, la violence et les agressions en mettant un numéro de téléphone (+33 (0)4 92 99 80 09) à la disposition de celles (et ceux, pourquoi pas, même si ce n’est pas dit dans le communiqué) qui seraient victimes de tels agissements, ou encore l’hommage à Pierre Rissient, cinéphile, historien et réalisateur, mort à 81 ans le week end précédent Cannes.

… et enfin, une journée d’ouverture avec la conférence de presse du Jury longs métrages, la séance d’ouverture avec Edouard Baer, Cate Blanchett, Martin Scorsese, sans compter les premiers photos call, puis la montée des marches avec les premières stars (Adjani, Ricardo Darin, Benicio Del Toro, Penelope Cruz, Javier Bardem, Virginie Ledoyen, et l’on en oublie), la Queer Palm en fin de soirée, et tout le glamour de Cannes.

Mais finalement c’est demain, le 9 mai, que les choses sérieuses vont commencer pour nous les journalistes qui allons courir entre les différents lieux du Festival, pour se mettre des étoiles plein les yeux et pour -comme on le dit vulgairement en référence à un temps révolu- « bouffer de la pellicule »…

Demain le soleil se lèvera encore sur Cannes.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...