Zonzon

Si la réalité se trouve et se découvre dans chaque recoin de la zonzon, elle doit sa force à une interprétation magistrale de ses trois principaux interprètes : Pascal Greggory, Gaël Morel et Jamel Debbouze (le p’tit marrant de chez Nulle part ailleurs). Représentant avec conviction trois milieux sociaux radicalement opposés : le trahi, le pigeon et le beur, ils se fondent remarquablement dans la masse pénitencière. Le scénario, originaire d’une pièce de théâtre, ne brille pas par une quelconque fraîcheur. Singulièrement banal, il sert les desiderata du réalisateur par un côté vérité sporadiquement rébarbatif.

ZONZON nage entre deux styles. Le film de prison interne avec ses règles, ses matons plus ou moins sympas ou violents, ses lieux communs et une envie de bousculer les pilônes américains du genre. Si la gageure n’a pas été relevée avec un succès total, la sincérité tout comme un certain souffle visuel amorcent le futur d’un réalisateur à suivre…

Articles associés

Love Lies Bleeding

Une affaire de principe

Drive-Away Dolls