Wonder Wheel

Justin Timberlake (TROUBLE WITH THE CURVE, INSIDE LLEWYN DAVIS) joue le narrateur pour ce nouveau film de Woody Allen, un film à la fois nostalgique d’une époque, mais aussi très actuel puisque WONDER WHEEL s’attache à une famille recomposée dont la fille aînée, Carolina, a des problèmes de couple.

Comme souvent chez Allen, les interactions entre les personnages sont le vrai moteur du récit, bien plus que l’histoire elle-même. Et l’on retrouve aussi l’adultère, comme thème cher au réalisateur, même si il n’est ici qu’un thème secondaire.

Malheureusement, et contrairement aux derniers films du maestro de la côte Est (CAFE SOCIETY, BLUE JASMINE), WONDER WHEEL pêche par des dialogues qui manquent du piquant usuel, par un James Belushi qui semble mal à l’aise dans le personnage interprété et par un lieu qui ne semble pas non plus convenir au réalisateur.

Dommage, parce qu’aux côtés de Timberlake, Kate Winslet (THE MOUNTAIN BETWEEN US, STEVE JOBS) fait un très beau numéro de comédienne, incarnant en quelque sorte un Woody au féminin, avec ses hésitations, ses doutes et sa volonté de sortir de son milieu.

WONDER WHEEL est donc plutôt un Woody Allen mineur qui, espérons-le, reviendra plus en forme dans ses prochains films…

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