Whatever Works

Whatever Works

Après quelques digressions agréables (à Barcelone notamment), voici Woody Allen de retour dans son Manhattan chéri où il met en scène un alter-ego parfait (sous les traits d’un succulent Larry -SEINFELD- David), hypocondriaque à souhait, misanthrope en diable et surtout adepte du "Tout pourvu que ça marche", traduction littérale du titre de ce dernier film.

Avec ces dialogues éclatant de cynisme sur l’humanité, ce WHATEVER WORKS, qui n’est pas sans rappeler la période ANNIE HALL, est sarcastique de bout en bout et s’amuse principalement à bouleverser les clichés sur l’amour pour en reconstruire d’autres avec le même talent et encore plus d’humour. Qu’on ne s’y trompe pas, Woody Allen frappe partout où ça pique et se permet de bousculer tous les poncifs à coup de petites phrases bien senties: "Bien qu’un noir soit président, il aura toujours autant de mal à avoir un taxi à N.Y."

Comme d’habitude, ce dernier Woody en irritera plus d’un par son bavardage incessant mais ravira les amateurs de bons mots et certainement les fans du maître…

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