War for the Planet of the Apes

C’est en 2011 qu’avait commencé l’ouvrage de cette préquelle avec RISE OF THE PLANET OF THE APES, suivi par DAWN OF THE PLANET OF THE APES en 2014. Scénarios intelligents, effets spéciaux soignés et invisibles, action, suspense, tout y était.

On attendait donc avec pas mal d’impatience ce troisième volet, WAR FOR THE PLANET OF THE APES qui allait faire la liaison avec les premiers films datant de la fin des années 60, début des années 70.

Débutant par trois intertitres bref et clairs, résumant ainsi l’état de la trilogie, WAR FOR THE PLANET OF THE APES est évidemment toujours une fable sur notre société moderne, société qui, plus que jamais, se glorifie de ne plus appartenir au monde animal ni d’ailleurs au monde naturel tout court.

Mais c’est avant tout un film d’action et de suspens particulièrement bien mené, sans temps morts (peut-être un petit ralentissement dans le camp à la frontière), qui privilégie le premier degré. Le scénario fait appel à de nombreux épisodes de l’histoire de l’humanité depuis la traversée du désert (Cesar/Moise conduira les siens dans un oasis de paix au-delà d’un désert), jusqu’aux camps d’extermination tout en passant par du Spartacus amenant les siens à se révolter.

La musique orchestrale de Michael Giacchino (SPIDER-MAN: HOME COMING) remplit son office, pesante (et parfois trop appuyée) dans les moments graves, en parfait contrepoint à d’autres (notamment lors de l’évasion du camp) tandis que le casting est au top avec Andy Serkis toujours parfait dans ses rôles étonnants en ‘motion capture’ (Ah, Gollum) et un Woody Harrelson complètement barré qui veut la peau de Cesar.

Ce troisième (et dernier?) volet est donc clairement une réussite tant la leçon d’humanité donnée par les singes au travers de cet ‘action movie’ fonctionne parfaitement. Du bon divertissement à voir cet été…

Articles associés

Fremont

Something in the Water

Fly Me to the Moon