W imie…

W imie...

Dès le départ de IN THE NAME OF, on sent la volonté de la réalisatrice-scénariste Malgorzata Szumowska (ELLES avec Juliette Binoche dans le rôle titre) d’explorer dans ce film de multiples directions et de multiples points de vue: des jeunes désoeuvrés ou délinquants, des éducateurs, un curé, un village isolé…
D’abord désarçonnant, le récit va peu à peu s’orienter plus sur le personnage du prêtre, un curé venu de la capitale, Varsovie, et surtout un personnage ambigu qui gère avec un éducateur les enfants difficiles du centre. Ambigu parce qu’il semble très sensible à la beauté d’un jeune garçon du groupe…
Sur ce sujet prometteur et intéressant, IN THE NAME OF va alors se concentrer sur cette homosexualité latente en jouant sur des placements de caméras peu habituels pour ce genre de film, et en amenant le sujet par (très) petites touches.
Attaque en douceur de l’église (il s’agit quand même d’un film polonais!), l’histoire, très linéaire, ne laisse pas passer beaucoup d’émotions et, au lieu de continuer à analyser les états d’âme du prêtre, finit par enfoncer le clou entre l’amant et le curé, terminant même sur une scène laissant présager que l’amant rentre au séminaire (on croit rêver!).
Cette fin en contradiction presque total avec la finesse de l’étude du début déforce hélas complètement l’ensemble laissant le spectateur sur sa faim.

Articles associés

Un petit miracle

Babylon

The Enforcer