Equipe:
Durée : 100′
Genre:
Date de sortie: 16/02/1999
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Thème original s’il en est: un extra-terrestre antipathique s’installe sur un navire russe après avoir bouffé (presque) tout l’équipage. Son but? Conquérir la terre. Mais vous savez comment ça va… Y a toujours un petit groupe de mercenaires qui traîne dans les parages et qui se charge de renvoyer la chose vers son ailleurs d’origine.
Notre critique:
Chaque année, les producteurs américains se chargent d’enrichir le catalogue des monstres menaçant notre belle planète bleue. A la lettre V, entre le vampire et le voulzy, vous pouvez désormais ajouter le virus! Sa particularité? Une anatomie originale. Cette entité électrique débarque ici-bas par une antenne radio et commence aussitôt à recycler du cadavre humain en mutant biomécanique. Que voilà une bonne matière à effets spéciaux en tout genre (surtout gore, d’ailleurs). Que voilà également un excellent point de départ pour un scénario de film d’horreur.
Hélas, VIRUS s’empêtre très vite dans les clichés. Les personnages sont caricaturaux et rivalisent de bêtise quand il s’agit de courir au devant des ennuis. Les dialogues sont pitoyables. Que le monstre, qui vient juste d’apprendre notre langue, soit sentencieux et stupide, passe encore. Mais que l’amiral anglais ironise un one-liner lamentable en finale, non merci!
D’un autre côté, reconnaissons que cet énième ersatz de THE RELIC, DEEP RISING et autre ALIEN fonctionne plutôt bien. Le rythme est soutenu. Les scènes d’action sont puissantes. Le réalisateur, John Bruno, a retenu les leçons de James Cameron, pour qui il a été directeur des effets spéciaux sur TERMINATOR 1 et 2. Il signe un hallali final qui décoifferait un chauve! Ajoutons qu’il profite d’un casting de vieux routards de l’horreur: Jamie Lee Curtis et Donald Sutherland s’en donnent à coeur joie. On n’en attendait pas moins!
Notre one-liner final?
Un film agréable à regarder, mais qui sonne creux partout tout plein…
