Venus Beauté (Institut)

Mélange habile d’étude de m|urs et de drame à l’humour vache, VENUS BEAUTE (INSTITUT) tire sa force autant d’un scénario bien découpé que d’une interprétation au registre large. Tonie Marshall nous invite dans un lieu où tout est superficiel en égratignant les travers d’une clientèle hétéroclite. Mais elle ne s’y arrête pas et préfère creuser le for intérieur de ses personnages principaux et surtout les aléas affectifs d’une Nathalie Baye saignée à blanc par l’amour. Dans ce décor social si maniéré, elle dégage les ressorts humains et croque une histoire d’amour incongrue entre la belle esthéticienne sur le retour et un inconnu surgi de nulle part voyant en elle l’amour parfait. L’oscillation entre les genres est parfait. Nathalie est surprenante d’humanité dans son refus d’amour. Tour à tour jolie et moins jolie, elle parvient à rendre compréhensible cette Angèle qu’on voudrait heureuse et la pétillante Audrey Tautou est une ravissante et fraîche jeune fille en fleur. Mention spéciale pour les nombreux seconds couteaux, autant d’images rigolotes que l’on peut se faire d’un tel institut avec l’exhibitionniste, le vieux dragueur…

VENUS BEAUTE (INSTITUT) est un beau petit film qui derrière une façade superficielle dévoile les recoins de l’âme et la complexité des amours contemporaines.

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