Equipe:
Durée : 96′
Genre:
Date de sortie: 17/07/2001
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Quatre jeunes filles se jouent des innocents adolescents pubères qu’elles traquent à grands coups de séduction et de quolibets dans les couloirs du lycée. Plusieurs années plus tard, elles se retrouvent à l’enterrement d’une de leurs proches amies, après lequel elles commencent à recevoir des messages angoissants émanant d’un cerveau sur le retour… L’horreur remplace la romance.
Notre critique:
Limagination des scénaristes hollywoodiens est sans limite.
Le challenge de la semaine: pondre la énième histoire de tueur en série qui dégomme systématiquement tout ce qui est féminin et qui hurle très fort autour de lui. Un challenge suffisamment périlleux pour quils sy mettent à cinq pour écrire le scénario de VALENTINE. Cette fois, il sagit dun adolescent frustré, éconduit lors dune fête de lycée, qui décide de trancher de la donzelle quelques années plus tard. Moins boutonneux et sans lunettes, ledit vilain est désormais moins reconnaissable, doù un suspense haletant sur son identité qui sert de base au film. Suspense haletant, certes, mais guère malin pour un sou: le coupable nest autre que celui qui avait le moins de chance de lêtre. Une règle dor courante dans ces films de genre, un cliché parmi tant dautres qui constituent la matière principale de ce thriller décérébré.
Côté mise en scène, cest Jamie Blanks qui sy colle. Le bonhomme est un spécialiste puisque voici deux ans, il sétait déjà rendu responsable dun URBAN LEGENDS à peine plus inspiré. Jamie Blanks copie ses pairs et joue sur les faux suspenses et les hors champs. Tout est calibré avec soin. Les meurtres sont propres, débarrassés de toute bavure gore. Aucune émotion ne transpire…
rnCôté acteurs, Denise Richards joue linsupportable petite mégère (une de plus à inscrire à son actif), David Boreanaz (le Angel des BUFFY) cabotine en mâle protecteur. Les autres tentent vainement de sortir de lanonymat en défendant des personnages particulièrement transparents. Ils se sont visiblement adressés à la mauvaise porte.
rnVALENTINE est donc un produit de consommation rapide, dégelé rapidement, sans goût, sans inspiration. Un film réchauffé à la trame insipide.
