UV

UV

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 104’
Genre: Drame
Date de sortie: 05/06/2007

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Juillet, une villa au bord de mer. Julie et Vanessa sont au bord de la piscine inondée de soleil. Un inconnu, qui dit s'appeler Boris, débarque soudain et demande Philippe. Mais Philippe n'est pas là et tout le monde l'attend avec impatience...

 

Notre critique:

Avant de commettre un très dispensable GOMES ET TAVARES en 2003, Gilles Paquet-Brenner s'était fait remarqué par un superbe LES JOLIES CHOSES qui avait laissé entrevoir un talent de réalisateur et de scénariste à suivre.

Cet UV de bonne facture ne confirme pas tout le talent de son réalisateur mais se permet d'être un intéressant thriller, tout au moins pendant les trois quarts du film. Débutant sous un soleil écrasant et sous la sexualité torride des deux interprètes féminines, Laura Smet et Anne Caillon, UV joue sur une alternance de plans larges et de plans serrés pour capter les regards bleutés et la sueur des corps échauffés. Boris, joué par Nicolas Cazalé (SAINT-JACQUES… LA MECQUE) est l'élément perturbateur qui va bouleverser ce merveilleux équilibre de vacances en utilisant les rivalités sous-jacentes de cette famille bourgeoise.

Atmosphère lourde de sous-entendus, aplats de couleurs et de lumières, des décors superbes, une musique classique et lancinante et quelques traits d'humour bien placés et bien portés par un Jacques Dutronc égal à lui-même sont les atouts de ce polar à la Claude Chabrol.

Mais là où un Chabrol se joue des pièges, Gilles Paquet-Brenner se les prend de face! L'hésitation entre un thriller psychologique et l'analyse critique d'une certaine bourgeoisie ne convainc pas. Et finalement, l'accumulation de mystères un peu trop forcés, des personnages plutôt creux se débattant dans une intrigue un peu trop simpliste et une fin ambiguë et ouverte achèvent de casser le plaisir d'un film qui ne tient pas ses promesses.