Urban Legends
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Urban Legends

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 100’
Genre:
Date de sortie: 23/03/1999

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Vous connaissez tous l'histoire du gars qui a été assommé dans une ruelle et qui s'est réveillé le lendemain soulagé d'un rein. Voilà ce qu'on appelle une légende urbaine: un histoire soi-disant vraie, arrivée, paraît-il, au copain du cousin de la s¦ur de votre petite amie. Notre sympathique assassin s'inspire de ces on-dit populaires pour perpétrer ses crimes. Il tranche, scalpe, strangule et pend un lot d'étudiants stupides, qui n'arrêteront pas de ne pas croire en son existence.

 

Notre critique:

Depuis sa réouverture en 1997, inaugurée en grande pompe par son papa Wes Craven, la galerie des serial killers accueille en son sein des séries B de plus en plus fadasses, abusant des pires poncifs du genre. URBAN LEGEND peut sans doute se targuer d’être le pire ersatz de SCREAM sorti à ce jour. Et malgré ce titre que les amateurs pourraient qualifier d’élogieux, il ne mérite pas – mais alors là, absolument pas – le détour.

Certes, le genre ne nous a pas habitués à mieux. Mais ici, on atteint un sommet.Au niveau du scénario d’abord. Il accumule nonchalamment les coïncidences abracadabrantes, les fausses pistes balisées (la plus belle étant celle de l’anorak fourré, signe distinctif du tueur, qui semble être le point commun des garde-robes de tous les suspects potentiels), les personnages à la bêtise caricaturale et les bonnes blagues qui tournent mal.
Au niveau de la réalisation ensuite. Jamie Blanks dont c’est le premier film -paix sur son âme- abuse des clichés les plus éculés. Faux sursauts à tour de bras (on croirait que deux personnages ne peuvent pas se croiser sans que la musique ne nous fasse tressaillir), faux suspenses, faux plans subjectifs… On en passe et des meilleures.
Au niveau du principe enfin. (ndlr: attention, début du coup de gueule!) Quelqu’un pourrait-il expliquer à ces producteurs américains que le spectateur n’est pas une poubelle dans laquelle on jette chaque année le même film ticket de bus? Il existe des centaines de romans originaux, jamais adaptés au cinéma, qui n’attendent qu’un budget minimum pour passer sur le grand écran. Serait-ce donc trop demander à ces messieurs de placer leurs sous sur des histoires, des vraies, plutôt que sur des scénarios minables, écrits par des petits opportunistes à la noix? (ndlr: fin du coup de gueule!).

Pour les mordus, signalons quand même une apparition fugitive de l’ami Brad Dourif (en pompiste débile) et une prestation un brin plus longue de notre bon Robert Englund, en prof pas très net dans ses baskets. Mais, entre nous, se taper URBAN LEGEND pour les voir, ça tient du masochisme…