Une famille à louer

Un homme riche, accaparé par son travail, veut essayer une famille avant d’en fonder une, du coup il engage une jeune femme criblée de dettes et ses deux enfants. Quoi de plus normal, me direz-vous. C’est pourtant de cet improbable présupposé que part UNE FAMILLE A LOUER pour distiller une sorte de conte où l’humour et les situations décalées ont la part belle.

Pas de doute donc sur le fait que cette famille recomposée de force est une manne à quiproquos et à d’inévitables clashs entre les deux protagonistes, la fille nature et le garçon coincé.

Bon, bien sûr, il s’agit là d’une comédie hautement prévisible mais qui ne manque pas d’atouts en la personne de Benoît Poelvoorde et de Virginie Efira (20 ANS D’ECART, MON PIRE CAUCHEMAR) qui joue ici dans son registre préféré, la comédie romantique. Et en attendant de le retrouver dans LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT en Dieu alcoolo et complètement imbuvable, Benoît Poelvoorde nous compose un personnage en demi-teinte, mélancolique au possible, bien en phase avec cette comédie et relativement loin de ses personnages outranciers.

Côté forme et fond, le réalisateur Jean-Pierre Améris (L’HOMME QUI RIT) assume jusqu’à la fin du film la carte du conte et de la fable en jouant tant sur les décors que sur l’improbable rencontre de deux univers. L’ensemble se laisse donc regarder, fait souvent sourire malgré quelques baisses de rythme et un côté attendu, et finit par emporter l’adhésion du spectateur grâce à un couple d’acteurs (belges) qui fonctionne à merveille.

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