Un conte de Noël

Un conte de Noël

On retrouve dans UN CONTE DE NOEL les thèmes déjà vus dans d’autres films de Despleschin (COMMENT JE ME SUIS DISPUTE…, ROIS ET REINES): la maladie, les histoires de destin parallèles… On retrouve aussi les dialogues pointus mais souvent dénués de sens réel, les alternances de plans courts, tantôt larges et tantôt serrés.

Mais on retrouve aussi hélas beaucoup de bruit et de longueurs dans ce conte de Noël où la maladie de Junon, la mère, est le centre du propos, la raison qui va pousser la famille dans son ensemble à se retrouver et à réfléchir sur son passé et ses liens. Le présent éclairera le passé, le faisant resurgir tragiquement comme par effet miroir…

Il y a par moment une maestria incontestable dans cette mise en scène qui remue et qui bouscule les sentiments du spectateur. Parfois maîtrisée, parfois plus maladroite, elle ne convainc pas sur la longueur malgré un casting impeccable et bourré de talent: Deneuve en tête (qui a eu un prix spécial à Cannes cette année pour ce film) superbement secondée par Jean-Paul Roussillon, Mathieu Amalric (formidable en rejeton rejeté), Anne Consigny, Emmanuelle Devos ou Melvil Poupaud.

Le mérite du film même s’il n’est pas pleinement abouti et en laissera plus d’un sur sa fin est de ne pas donner toutes les clés du récit et de laisser ouvertes des questions essentielles pour faire réfléchir sur cette tranche de vie d’une famille complexe et pleine de contradictions…

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