Equipe:
Durée : 120′
Genre:
Date de sortie: 06/11/2001
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Ancien joueur de football, Jake Hoyt est encore nouveau dans la police et il lui reste beaucoup à apprendre. Mais le manque d’action dans le paisible quartier de Los Angeles auquel il est assigné l’ennuie terriblement. Il a besoin que ça bouge, de vivre dangereusement, cest un homme d’action. Il obtient finalement son transfert dans le quartier le plus malfamé de la ville. Aujourd’hui, Jake va travailler avec son nouveau partenaire, le sergent-détective Alonzo Harris, un policier qui compte 13 ans d’expérience et dont l’éthique et les méthodes de travail sont quelque peu douteuses. En l’espace d’une journée, Jake est initié à la rudesse de la vie dans la rue. Il a vingt-quatre heures pour faire ses preuves. Les valeurs qu’il chérissait n’ont plus tout à fait la même signification et les conseils que lui prodigue Alonzo Harris, bien qu’il les trouve immoraux, font plus de sens qu’il ne voudrait l’admettre…
Notre critique:
La bande-annonce de DANGEROUS MIND et le clip de Coolio ont permis à Antoine Fuqua de passer à la réalisation pour le grand écran. Son ticket dentrée ? THE REPLACEMENT KILLERS, film daction américain aux accents wooïens où Mira Sorvino et Chow Yun Fat vidaient leur chargeur avec allant et bonne humeur en truffant les méchants de dragées. Un BAIT plus tard (film inédit en Belgique avec Jamie Foxx), lex-clippeur devenu cinéaste rejoint la veine réaliste pour TRAINING DAY, plongée au centre dune grande métropole gangrenée par les guerres permanentes que se livrent certains clans. Yo !
Si TRAINING DAY est une fiction colportant son quota de séquences musclées, elle sinscrit très vite dans un quotidien crédible. Dialogues secs, études de personnages et de milieux plutôt convaincants, bande son très accrocheuse et mise en scène carrée (qui abuse malheureusement de gros plans) font de cette distraction un bon film de personnages. En 24 heures, ces derniers évoluent formidablement et découvrent leurs zones dombre, leurs propres démons et doutes. Entre manipulations et machinations, la trame laisse une jolie place aux détails. Ceux-ci renforcent le réalisme latent qui illustre le comportement et la mentalité dune certaine police avec ses conséquences sur la communauté. Si de prime abord le face à face Ethan Hawke / Denzel Washington semblait totalement inéquitable, le premier interprétant un bleu et le second un briscard, un survivant qui connaît toutes les ficelles, le duo prend rapidement ses aises. Lun et lautre seffaçant et reprenant tour à tour les rennes du scénario. Certes, TRAINING DAY na pas la puissance et le désespoir doeuvres comme BOYS IN THE HOOD ou COLORS, mais il nous fait pénétrer à sa manière au coeur de la tanière des loups urbains et déjoue avec pugnacité quelques clichés. Voilà un polar hip hop sympa sans plus!
