Tout le monde aime Jeanne

Tout le monde aime Jeanne

Présenté à la Semaine de la Critique à Cannes, TOUT LE MONDE AIME JEANNE est un film profondément ancré dans notre époque.

Start-up, écologie, dépression, burn out sont quelques-uns des sujets abordés dans ce drame qui n’hésite pas à lorgner du côté de la comédie du désespoir.

Rythmé par la voix-off de la conscience de Jeanne et une animation pour illustrer certaines pensées, TOUT LE MONDE AIME JEANNE joue sur un certain décalage du récit avec la réalité pour nous embarquer avec deux êtres très dissemblables qui n’ont en commun que la dépression ou le burn-out. L’un l’a vécu, c’est Jean, l’autre est en plein dedans c’est Jeanne. Ces deux êtres vont se rencontrer, s’entraider, se soutenir et finalement se trouver.

Si le début de TOUT LE MONDE AIME JEANNE est plutôt prometteur avec une mise en scène plutôt alerte de Céline Devaux (dont c’est le premier long métrage) et un Laurent Lafitte très à son aise dans son personnage lunaire, une fois tous ces personnages ainsi que la situation mis en place, le film ne trouve plus son rythme et la narration fait du sur place, hésitant entre situations décalées et dramatisation. Blanche Gardin, quant à elle, n’est pas toujours dans le ton et semble un peu en dehors de son personnage sur certaines scènes.

L’ensemble devient alors sans relief, et le final, parfaitement convenu et complètement banal, ne vient pas sauver TOUT LE MONDE AIME JEANNE alors que l’on aurait espérer y voir une analyse sans concessions de notre époque.

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