Tour de France

Road movie politique et social, TOUR DE FRANCE s’attache, comme souvent dans ce genre de films, à deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer, à ceci près qu’ici, leur milieu social est très similaire. Car TOUR DE FRANCE parle de deux personnes du peuple aux idées fondamentalement opposées: l’une issue en seconde génération de l’immigration, un jeune qui exprime la révolte face à une France qui se sclérose, et l’autre, un vieux qui érige le racisme en religion simplement parce qu’il a peur de ce qu’il ne connait pas et qu’il juge médiocre.

Sur ce principe, le touche-à-tout Rachid Djaidani, écrivain, acteur, scénariste et réalisateur (sans parler de maçon et plâtrier!) se lance dans son deuxième long-métrage avec un casting de rêve, le rappeur Sadek d’un côté face à face avec Gérard Depardieu (surnommé ‘tonton’ par le réalisateur). Plein de bonnes intentions avec quelques bonnes idées, à l’image de l’enthousiasme de son réalisateur/scénariste, TOUR DE FRANCE a séduit les spectateurs du 16e Festival du Cinéma Méditerranéen (il y a obtenu le prix du public) et ce malgré quelques maladresses tant au niveau scénario qu’au niveau mise en scène.

Parce qu’hélas, même si l’idée de la confrontation entre deux français typiques pouvait être assez enrichissante en soi, TOUR DE FRANCE propose une vision humaniste un peu simple appuyée par deux bonnes prestations et de bons mots autour du racisme primaire, enfonçant quelques portes ouvertes au lieu de profiter pleinement du potentiel des personnages pour dénoncer un malaise ambiant dans la France d’aujourd’hui.

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