Together
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Together

par Eric Van Cutsem

Equipe: Alison Brie, Dave Franco, Michael Shanks
Durée : 102′
Genre: Drame, Film d’horreur
Date de sortie: 20/08/2025

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une forêt. Une battue est en cours. Et des chiens trouvent un point d’eau dans lequel ils s’abreuvent. Leur comportement devient alors étrange…

 

Notre critique:

Et si vivre à deux, finalement, ce n’était pas si simple que ça? Ou bien faut-il être réellement fusionnels pour vivre ensemble? Ce sont clairement les questions que se posent le réalisateur et scénariste Michael Shanks dans son premier long métrage, TOGETHER.

Et au lieu de se poser cela façon Bergman, il se pose la question façon David Cronenberg. Et pour une premier long métrage, c’est un vrai coup de maître!

Bon, bien sûr, on le sent venir à plein nez, avec cette histoire d’amour entre Millie et Tim, déjà très complices, au-delà du problème de couple qu’ils ont en arrivant à la campagne. Si Tim a vécu des choses compliquées avant, il sent bien que ce retour à la Nature (avec un grand « N ») sera la possibilité de faire un couple soudé avec Millie. Et Michael Shanks ne nous cache pas vraiment qu’il se passe de drôles de choses dans la campagne avoisinante… Et les allusions dont il parsème son film ne font que renforcer notre sensation de malaise et d’inquiétude.

Et les scènes choc s’enchaînent alors, le corps de Tim semble ne plus pouvoir se passer de celui de Millie. Sexe et souffrance s’entremêlent, rendant leur relation graduellement de plus en plus angoissante. Et le réalisateur ne cède pas à la facilité et enchaîne les scènes originales avec délectation.

Et son choix d’avoir pris un couple à la ville comme couple de personnages n’est pas anodin. On sent que Dave Franco (LOVE LIES BLEEDING) et Alison Brie (SLEEPING WITH OTHER PEOPLE) n’ont jamais peur du corps de l’autre. Cela transparaît dans chacune des scènes.

TOGETHER ne démérite jamais; il plonge son spectateur dans une horreur qu’un David Cronenberg, une Julia Ducournau ou un Shinya Tsukamoto ne renieraient pas. L’angoisse est omniprésente et l’on ne sort pas du film vraiment indemne avec une seule question au bout des lèvres: est-ce là le seul, le vrai, l’unique amour?

 

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