To The Wonder

To The Wonder

Oscillant en six films depuis presque 40 ans entre fresque guerrière et drame intimiste, Terrence Malick oscille aussi entre metteur en scène de génie et honnête faiseur, divisant souvent la critique comme le public.

Avec ce TO THE WONDER, il retourne vers l’intime s’attachant à décrire l’amour passionnel, presque fusionnel, le déracinement ou encore l’amour nostalgique. Comme d’habitude chez lui, et c’est indéniablement sa force, il travaille ses images et sa musique au plus près pour faire passer émotions et histoire dans un même élan.

Et si, une nouvelle fois, nous assistons à de grandes scènes de cinéma, on échappe malheureusement pas aux tics du réalisateur qui multiplie les plans longs et les contre-plongées et qui tente de distiller un mystère qui n’en est pas un.

A la longue, et même si pour une fois le film est en-dessous des deux heures, le procédé fatigue engluant les interprètes eux-mêmes dans leurs émotions, ne leur laissant ainsi pas de latitude pour faire passer plus que ce que la mise en scène ne le permet… Dommage…

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