To Olivia

To Olivia

C’est le britannique John Hay, un réalisateur peu connu chez nous (ses films franchissent peu la Manche sans doute) qui a adapté le livre de Stephen Michael Shearer (une biographie, Patricia Neal: an unquiet life) à l’écran.

TO OLIVIA nous emmène donc dans une biographie croisée de deux personnes célèbres, Patricia Neal, actrice hollywoodienne, et Roald Dahl, écrivain reconnu pour ses nouvelles, romans pour les adolescents. En 1961 (année du début du récit), le couple a trois enfants, Olivia, Sophia et Théo. C’est en 1962 qu’Olivia -présentée dans le film comme la préférée de Dahl)- meurt d’une encéphalite. Et comme dans tous les couples, qu’ils soient célèbres ou non, les deux parents ne réagissent pas de la même manière. Roald Dahl ne s’en remet pas et vit dans une forme de passé, délaissant ses deux autres enfants, tandis que Patricial Neal tente de remonter la pente.

Si le spectateur connaissant Dahl et Neal pourra sans doute trouver dans le film de John Hay un certain intérêt, c’est hélas beaucoup moins clair pour tous les autres. TO OLIVIA effleure en effet les tensions entre le couple et ne s’intéresse que très peu à la part d’ombre du célèbre écrivain. On a donc quelques difficultés à rentrer dans ce conflit et dans un sujet (le deuil d’un enfant) qui a déjà été traité maintes fois beaucoup mieux que cela (LA CHAMBRE DU FILS, ALABAMA MONROE).

Une partie du sujet ne fonctionne pas et la portion du film qui s’attache aux deux personnalités a également du mal à convaincre malgré le talent et l’implication des deux acteurs (Keeley Hawes, Hugh Bonneville). Dommage.

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