Things To Do In Denver When You're Dead
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Things To Do In Denver When You’re Dead

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Dernières Heures à Denvers

Equipe:
Durée : 110′
Genre:
Date de sortie: 14/05/1996

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Jimmy the Saint, après une jeunesse agitée, essaye de se refaire une santé morale. Las, son ancien employeur le rappelle pour un dernier coup facile et sans risque. Jimmy, pas trop enchanté par cette requête mais soucieux de solder ses comptes avec le passé, accepte. Evidemment, puisqu’on se trouve dans un polar, les événements ne tourneront pas exactement comme prévus. Et Jimmy de devoir en queques heures régler ses petites affaires avant de quitter Denver. Cette situation n’est déjà pas hautement folichonne pour l’ami Jimmy, mais figurez-vous qu’en plus, il y a quelques jours à peine, il est tombé amoureux!

 

Notre critique:

Tout cela n’est pas facile. Pour les personnages en tout cas, car pour le spectateur c’est plutôt drôlement agréable.

L’ambiance polar est là, gentiment sournoise, peuplée de caractères forts et de situations qui n’en finissent pas de déraper. Fleder a manifestement compris qu’un des ingrédients qui font un polar réussi, c’est le poid du destin (ou de la fatalité) qui inlassablement écrase le héros et le force à révéler sa vraie nature.

Habilement, Fleder est parvenu à laisser derrière lui les influences stylistiques des années quarante et cinquante pour ne garder que l’essence du polar et le transposer dans notre époque moderne. Cette transposition le fait d’ailleurs toucher à l’effet de mode tarantinesque qui frappe le genre depuis RESERVOIR DOGS. Le film est en effet parsemé de situations ou de citations allumées (Ah, ce « I’m Godzilla. You’re Japan! », quel bonheur…). Heureusement, et contrairement aux films de Tarantino, ce qui compte dans THINGS TO DO… c’est l’histoire tragique qui frappe Jimmy et le pousse, à l’instar des malades arrivés au bout de leur maladie, à mettre de l’ordre dans sa vie.

Gueule d’ange au regard sombre, Andy Garcia est remarquable dans ce rôle de truand sur la voie de l’Amour. Il est soutenu dans sa prestation par une galerie impressionnante de seconds rôles plus épatants les uns que les autres. Soulignons d’ailleurs par rapport aux seconds rôles qu’ils ne sont pas là pour simplement faire leur prestation, style clin d’oeil « on est venu soutenir un p’tit jeune qui débute en réalisation ». Ils ont tous un vrai rôle à défendre (Excepté Buscemi peut-être, mais ce n’est pas grave parce que son personnage est vraiment poilant.) même si ces rôles sont pour la plupart des rôles emblématiques (Le Héros, la Belle – Ah Gabrielle Anwar…, le Mauvais, le Bon Gars, le Timbré, le Philosophe, etc.). Fleder revisite le polar avec tendresse et dérision, modernité et respect. En bout de course, ça donne un film qui joue sa petite musique et nous laisse des bribes de mélodies en tête. Agréable et rafraîchissant.