The Wife

Une consécration. THE WIFE commence sur une consécration, un prix Nobel, un climax. Ce couple déjà vieux qui a vécu ensemble des difficultés, avec une fille qui attend un bébé, un fils écrivain, se retrouve pris dans la tourmente du succès de l’un d’eux.

Puis le film se penche sur le passé de ce couple et retourne en 1958 quand Joseph rencontre Joan une de ses étudiantes pour qui il abandonnera sa femme de l’époque. Jouant sur un parallèle entre passé et présent, le récit éclaire le présent au regard de ce passé déjà quelque peu non conventionnel. Le malaise familial prend forme peu à peu au fil des allers-retours à la manière d’un thriller, merveilleusement écrit et très bien joué.

Mis en scène avec beaucoup de naturel, THE WIFE est interprété avec émotions (joie juvénile, enthousiasme, énervement, etc) par des acteurs de premier plan. On retrouve ainsi Glenn Close, dans un personnage magnifique de subtilité, à la fois en retrait et à la fois en dominante, Jonathan Pryce, revenu de Don Quichotte, qui se permet un personnage ambiguë, un peu lâche, ou encore Christian Slater en journaliste sangsue biographique.

Le couple explosera sous la pression du Nobel, la famille aussi, et le thriller se dévoilera sous la mise en scène du suédois Björn Runge pour le plus grand plaisir du spectateur, enrichissant une histoire assez originale même si le sujet principal a déjà été traité dans d’autres films.

Articles associés

Un petit miracle

Babylon

The Enforcer