The Water Diviner

The Water Diviner

Russel Crowe, acteur star depuis plus de deux décennies (à partir des années 90) dans des films comme GLADIATOR, ROBIN HOOD, 3:10 TO YUMA, NOAH, s’est, après quelques essais documentaires et un court-métrage, laissé tenter au passage derrière la caméra en prenant les commandes d’un long métrage.

Pour ses débuts, il n’a pas choisi la facilité en se penchant sur une des batailles célèbres de la première guerre mondiale, celle des Dardanelles, dans laquelle des troupes australiennes et néo-zélandaises (le pays de Russel Crowe) se sont retrouvées impliquées. Mais plutôt que de se concentrer sur les faits de guerre comme l’a fait Peter Weir en 1981 dans GALLIPOLI, l’acteur-réalisateur s’est attaché au climat d’après-guerre et à la quête d’un père qui a perdu ses trois fils lors des combats.

Fresque complexe car mêlant des faits d’armes passés en flashbacks et les moments de recherches des cadavres par le père et par les soldats de l’armée australienne, THE WATER DIVINER est aussi un pamphlet clairement anti-guerre, dénonçant avec force les horreurs des combats en en montrant tous les côtés sans sombrer dans le manichéisme.

Et si l’on sent la volonté de Crowe de développer une mise en scène solide, on sent aussi hélas le côté démonstration de la chose qui ne parvient pas à laisser vraiment la place à l’émotion et ce, malgré une interprétation sans faille.

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