The Time Machine

The Time Machine

Génial! Un remake.
Celui de THE TIME MACHINE de George Pal en 1960 qui s’inspirait du roman de H.G. Wells.
THE TIME MACHINE, version 2002 réalisée par l’arrière petit fils de l’écrivain, souffre de tous les maux du pire cinéma fastfood étiquetté Hollywood. A savoir, des effets visuels hypertrophiés supposés compenser un scénario atrophié au coeur desquels se débattent des acteurs en roue libre. La dernière fois qu’un pareil produit avait débarqué sur nos écrans, il s’appelait BATTLEFIELD EARTH. D’accord, c’était encore un cran plus pénible vu le message bas de plafond sur la suprématie du Terrien sur le reste de l’Univers mais le principe de base était identique: un fatras de n’importe quoi sans queue ni tête dopé aux anabolisants classiques de ce type de cinéma (surdécoupage et effets spéciaux).Reconnaissons que de-ci, de-là, surgit une bonne idée (l' »employé » du musée, l’explication concernant l’impossibilité de modifier le passé, …) mais beaucoup trop rarement au total pour faire oublier les trous béants du scénario, notamment à propos de la fin où l’on n’est pas loin de nous assèner la victoire des bons sur les méchants comme étant un fait accompli non sujet à discussion et encore moins à justification.
En final, on se demande si un film dont le réalisateur a pété un plomb face à l’ampleur prise par le projet (ce n’est pas une blague) et conclu par un autre (Gore Verbinski) peut-il être autre chose que le bébé d’un producteur avant tout soucieux de ne pas perdre son slip dans la bagarre? Le résultat est un aveu par lui-même.
Le mot de la fin qui convient? Pfff…

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