The Substance
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The Substance

par Eric Van Cutsem

Equipe: Coralie Fargeat, Demi Moore, Dennis Quaid, Edward Hamilton-Clark, Gore Abrams, Margaret Qualley
Durée : 141′
Genre:
Date de sortie: 06/11/2024

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

On pose l’étoile de l’actrice Elizabeth Sparkle sur Hollywood Boulevrad. Le temps passant, cet étoile autrefois étincelante s’affadie…

 

Notre critique:

Une actrice sur le retour se fait jeter de son émission de fitness à la télé pour cause de vieillesse, émission où elle espérait finir sa carrière adulée par ses fans. Mais un assistant médecin lui indique une possibilité de retrouver sa jeunesse…

Une caméra efficace, pour une mise en scène non moins efficace, transporte le spectateur dans l’étrange et horrible univers de Coralie Fargeat. La réalisatrice française, après son premier film, REVENGE, une série B gore sur la vengeance au féminin, nous concocte donc un nouveau pamphlet qui nous assène ses images chocs pour nous rappeler que la pression de la jeunesse sur les femmes est immense.

Jouant avec des règles simples, le conte gore emmène son spectateur peu à peu dans le crescendo d’une descente aux enfers pour celle qui a voulu conserver sa jeunesse et qui pour cela a sacrifié une belle vieillesse potentielle. Mais THE SUBSTANCE ne se résume pas à ce seul constat, et traite aussi du besoin de reconnaissance et de célébrité que nous portons toutes et tous en nous avec plus ou moins d’importance.

Récompensée pour sa prestation (et sans aucun doute son sens de l’auto-dérision) aux Golden Globe, Demi Moore (MARGIN CALL, HORRIBLE BOSSES) est en parfaite adéquation avec son rôle, actrice célèbre et star d’autrefois, elle a depuis perdu son statut même si elle n’a pas cessé de tourner. A ses côtés Margaret Qualley (DRIVE-AWAY DOLLS) ne démérite pas même si son rôle se résume plus à jouer de sa jeunesse et de sa plastique parfaite. Enfin Dennis Quaid (KIN, THE DAY AFTER TOMORROW) compose un second rôle bien démentiel, un personnage bas de plafond absolument répugnant.

Avec son évidente parenté avec l’univers cronenbergien (on pense plusieurs fois à l’univers de THE FLY), THE SUBSTANCE est un vrai film gore qui à l’instar d’un TITANE a réussi à s’imposer dans de grands événements comme Cannes (meilleur scénario). Son final déborde hélas du cadre du conte qu’il développe tant il s’apparente aux excès d’un Stuart Gordon ou d’un Pete Jackson de sa grande époque gore déforçant alors un peu son propos.

Le film n’en reste pas moins un choc à ne pas mettre entre tous les yeux…

 

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