The Snow Walker

The Snow Walker

Alors, me direz-vous, pourquoi aller voir ce film plutôt qu’un autre? Simplement pour la véritable intensité dramatique que distille le film et sur l’originalité du lieu et de la culture abordée. Si il est coutumier de voir ce genre de récit se situer dans la jungle, s’intéresser aux amérindiens, aux aborigènes ou aux indiens d’Amazonie, il est beaucoup plus rare de se retrouver en pleine toundra arctique au milieu d’un groupe d’Inuits.

Jouant sur le thème de la solitude, sur l’incompréhension et sur l’inadaptation de l’homme face à la nature, THE SNOW WALKER montre que l’être humain soi-disant civilisé, une fois laissé à lui-même, commet erreur sur erreur et n’apprend que lentement ou pas du tout. Il faudra qu’il se dépouille de tout ce qui fait son verni (armes, allumettes, etc.) pour qu’enfin il sache gérer ses conflits avec le monde qui l’entoure. Charlie va ainsi apprendre à ses dépends que les moustiques sont très dangereux, que la nature, c’est surtout l’art de la patience (chasse au sitsik – marmotte), et que le respect des animaux, des plantes et du monde autour de lui lui permettra de survivre et de s’intégrer.

En ajoutant un élément supplémentaire à son récit, le fait que la jeune inuit qui va initier Charley soit très malade, Charles Martin Smith renforce son propos: elle enseigne non seulement ses connaissances à Charley mais lui donne aussi une immense leçon de courage en ne se plaignant jamais. Ce choc psychologique et culturel sera bien sûr salvateur pour le pilote qui en ressortira grandi mais aussi meurtri profondément dans son âme…

Si Barry Pepper est convaincant, Annabella Piugattuk est lumineuse, vraie de bout en bout, et vaut à elle seule la vision de ce film à voir absolument en famille pour en retirer tout le plaisir du dépaysement et, espérons-le, de l’apprentissage d’un respect qui semble avoir disparu de nos sociétés dites ‘modernes’…

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