The Shape of Water

Guillermo del Toro, c’est le cinéma de Genre avec un grand G. En plus de 30 ans de carrière, il n’a jamais quitté le fantastique, l’explorant sous toutes ses coutures (CRONOS, MIMIC, HELLBOY), lui donnant souvent ses lettres de noblesse (PAN’S LABYRINTH) ou montrant que l’on peut faire du blockbuster avec quelque chose en plus (PACIFIC RIM).

THE SHAPE OF WATER est donc une nouvelle étape dans la vie de cet homme qui montre que l’on peut aussi (enfin) être récompensé par ses pairs lorsque l’on fait des films fantastiques (13 nominations aux Oscar et le Golden Globe du meilleur réalisateur sont quelques bonnes raisons de le penser!).

Film poétique jusqu’au bout des ongles de sa créature, THE SHAPE OF WATER est une histoire d’amour impossible et magnifique comme le public les aime et comme le cinéma devrait en faire plus souvent. Guillermo del Toro manoeuvre sa caméra comme à son habitude avec une fluidité qui rend sa mise en scène des plus agréables et permet aux personnages et à son histoire de parfaitement s’imbriquer.

Sally Hawkins (PADDINGTON 2, MAUDIE) se glisse avec douceur et talent dans son personnage de muette passionnée, Octavia Spencer (HIDDEN FIGURES) nous délecte de ses aphorismes et de son mépris d’un mari inutile tandis que Michael Shannon (NOCTURNAL ANIMALS, 99 HOMES) nous fait un de ses méchants dont il a l’immense secret, raciste, veule, sexiste, tout pour plaire en définitive dans un rôle de vrai salopard qui donne sa consistance au récit (comme dirait tonton Hitch).

Et même si THE SHAPE OF WATER n’est pas le plus grand del Toro à ce jour (PAN’S LABYRINTH restant notre favori), c’est une très belle histoire d’amour au charme indéniable dans laquelle les personnages féminins sont à la fête et surtout maîtres de leurs destinées…

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